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Guerre Iran–États-Unis–Israël : Ahmed Ounaies analyse les scénarios d’évolution du conflit [Vidéo]

    Le diplomate et ancien ministre Ahmed Ounaies est revenu, lundi 2 mars 2026, sur la guerre irano-américano-israélienne déclenchée samedi dernier. Dans une déclaration à Tunisie Numérique, il a estimé que ce conflit ne prendra fin que lorsque « une nouvelle autorité iranienne, appelée à remplacer le régime actuel, acceptera les conditions des États-Unis et d’Israël », précisant toutefois que ces conditions n’ont pas encore été rendues publiques.

    Une durée impossible à prévoir

    Interrogé sur la durée possible de la guerre, Ahmed Ounaies a souligné qu’il est prématuré de fixer un calendrier, en raison des incertitudes entourant l’évolution militaire et diplomatique du conflit. Il a toutefois rappelé que le président américain Donald Trump a évoqué une période de quatre semaines, sans détailler les éléments ayant conduit à cette estimation.

    Selon l’ancien ministre, Washington et Tel-Aviv pourraient déjà disposer d’une stratégie articulée autour d’un « système alternatif » en Iran, susceptible de mettre un terme à la révolution islamique. Il a ajouté que plusieurs pays auraient été informés de ce plan, à l’exception notable de la France, dont le ministre des Affaires étrangères a déclaré ne pas avoir été prévenu du calendrier des frappes contre l’Iran.

    Vers une extension du conflit ?

    Ahmed Ounaies estime que l’éventuelle extension de la guerre ne dépendra pas uniquement des frappes iraniennes visant des bases militaires américaines dans certains pays arabes. Elle pourrait également résulter d’un soutien militaire accru à l’Iran.

    Il souligne que les États-Unis et Israël disposent d’un arsenal militaire considérable, tandis que les capacités iraniennes demeurent plus limitées. Dans ce contexte, la Russie et la Chine, alliées de Téhéran, pourraient intervenir pour fournir un appui militaire afin de permettre à l’Iran de renforcer ses capacités de défense.

    Selon lui, l’élargissement du conflit ne serait donc pas seulement lié à l’implication des pays du Golfe, déjà affectés par les retombées sécuritaires, mais pourrait concerner des puissances mondiales, transformant la guerre en conflit régional d’ampleur, voire en confrontation internationale.

    Le rôle des pays du Golfe et la question chinoise

    Ahmed Ounaies a également souligné que les États du Golfe n’ont pas, depuis leur indépendance, connu de guerre directe de grande envergure, ce qui rend difficile l’évaluation de leurs capacités militaires et de l’efficacité potentielle d’une intervention.

    Enfin, il a soulevé une interrogation majeure : l’absence, à ce stade, d’une implication directe de la Chine dans la défense d’un allié confronté à une offensive qu’il qualifie d’« agression manifeste ». Selon lui, la position de Pékin dans cette crise pourrait avoir des conséquences sur sa crédibilité stratégique et sur la perception de son rôle dans l’équilibre des puissances mondiales.

    Dans ce contexte hautement volatil, l’évolution du conflit dépendra autant des dynamiques militaires que des choix stratégiques des grandes puissances, laissant planer une incertitude majeure sur l’avenir de la région.

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