Société

Hommage à l’écrivain érythréen Abou Bakr Kahal, à la clôture du festival du printemps de Sbeïtla, à Ras Jedir

Dans le cadre d’une initiative inédite dans l’histoire des festivals, le café du camp des réfugiés de Choucha à Ras Jedir, à la frontière tuniso-libyenne, a abrité dimanche matin 22 mai 2011 la cérémonie de clôture du onzième festival international du printemps de Sufetula (Sbeïtla).

Cette rencontre a été organisée en hommage à l’écrivain érythréen Abou Bakr Kahal qui résidait en Libye, devenu à cause de la guerre réfugié dans ce camp.

Elle constitue, également, un geste de solidarité avec ce grand romancier africain et une manière de défendre la pensée et la création.

L’hommage a commencé par une minute de silence à la mémoire des quatre jeunes qui ont péri, à l’aube de dimanche, dans l’incendie qui a ravagé une partie du camp.

La délégation du printemps de Sbeïtla a, à cette occasion, présenté ses condoléances aux Erythréens. Le volet musical de la rencontre a été a annulé et remplacé par la présentation par MM. Abdallah Boussatla et Lotfi Chebbi des romans d’Abou Bakr Kaha l: ”Raihatou Essilah” (l’odeur des armes) et ”Titanikat Ifriqiya”.

Abou Bakr kahal a remercié le festival de Sufetula et l’écrivain, Slim Daoulet qui a lancé un appel aux intellectuels tunisiens en sa faveur.

Le poète érythréen Mohamed Hassène a dédié un poème à la révolution tunisienne et lu un second poème sur les souffrances des réfugiés.

Malgré les conditions difficiles qu’ils subissent au quotidien, les Erythréens du camp ont tenu à honorer leurs hôtes tunisiens, ainsi que des Soudanais et des Somaliens en les invitant à prendre part à un repas traditionnel, dans une ambiance fraternelle.

L’édition 2011 du printemps de Sufetula a démarré le 20 mai à la maison de la Culture de Sbeïtla avec un concert de Amel Hamrouni et Khémaies El Bahri.

Source : TAP

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