psychologie

Psychologie : Ignorer les critiques : l’art de laisser les chiens aboyer pendant que la caravane passe

Critiques, haters, jugements : découvrez comment désamorcer les remarques blessantes avec la méthode du « oui, mais » et le recadrage cognitif.

    Les chiens aboient, la caravane passe…

    Cette expression populaire prend tout son sens à l’ère des réseaux sociaux. Comment garder le cap quand les critiques pleuvent, souvent non sollicitées ? Ce n’est pas juste une question de volonté : notre cerveau est programmé pour y réagir.

    Pourquoi la critique blesse ?

    Même une remarque banale peut toucher un point sensible. C’est biologique : notre cerveau réagit au négatif pour nous protéger. Plusieurs zones cérébrales sont activées dès qu’un mot déclenche une peur — d’être rejeté, de ne pas être à la hauteur, de perdre notre place.

    Bonne nouvelle : ces émotions ne durent que quelques secondes. Ce qui prolonge la souffrance, ce sont les souvenirs ou les anticipations.

    Et ça, on peut le maîtriser.

    Reframing : recadrer pour reprendre le pouvoir

    Le reframing ou recadrage cognitif consiste à changer la manière dont on interprète une situation. C’est une technique psychologique puissante… et souvent très drôle.

    Exemples :

    • Quelqu’un doute de vous ? ➝ C’est que vous avez une ambition visible.
    • Vous attirez des critiques ? ➝ Vous êtes remarqué. C’est un bon signe.

    C’est en redonnant un sens positif à ce qui semblait blessant qu’on désarme l’impact émotionnel.

    La méthode du « oui, mais »

    Cette méthode tirée de la thérapie cognitive fonctionne en trois temps :

    1. Admettre le fait :
      • « Oui, je travaille lentement… »
      • « Oui, j’ai des boutons… »
    2. Ajouter un contrepoids positif :
      • « …mais je fais rarement des erreurs »
      • « …mais ma peau est sans rides »
    3. Amplifier avec une touche d’humour (optionnel) :
      • « Oui, je suis chauve… mais aérodynamique ! »
      • « Oui, je suis enrobé… mais difficile à kidnapper ! »

    L’acteur Will Smith, par exemple, répond aux critiques sur sa calvitie par : « 50 ans, l’âge idéal pour arrêter de dépenser pour du shampoing ! »

    Quand utiliser cette méthode ?

    • Sur les réseaux sociaux : « Oui, mon nez est tordu… mais c’est ce qui me rend unique. »
    • En entreprise : « Oui, je suis exigeant… mais le projet est impeccable. »
    • En cas d’échec : « Oui, j’ai perdu… mais j’ai appris. »

    Ce réflexe devient un véritable bouclier mental avec de la pratique.

    Quand ça ne suffit pas…

    Il existe des moments où une critique touche trop profondément : séparation, changement de travail, lancement d’un projet. Dans ces cas :

    1. Identifiez la source de la blessure : manque de confiance ? peur d’échouer ?
    2. Distinguez votre émotion de l’opinion des autres : « C’est mon choix, réfléchi. »
    3. Limitez les échanges avec ceux qui ne vous soutiennent pas.

     Conclusion

    Il y aura toujours des gens pour critiquer. Mais vous n’avez pas à faire monter tout le monde dans votre caravane. Ce sont vos valeurs, vos projets, vos rêves qui comptent.

    Les chiens aboient. La caravane passe. Et vous avancez.

    Commentaires

    Que se passe-t-il en Tunisie?
    Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!

    Top 48h

    ABONNEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER

    To Top