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“Il y a de la marge pour de nouvelles baisses du taux directeur de la BCT en 2026”, estime Maher Belhadj (Déclaration)

    Le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a décidé, fin décembre 2025, d’abaisser le taux directeur de 50 points de base, le ramenant à 7 %, à compter du 7 janvier 2026. D’autres baisses suivront-elles en 2026 ?

    Pour répondre à cette question, Tunisie Numérique a contacté l’expert en économie et en finance Maher Belhadj, qui a souligné que la décision de la BCT dépend de plusieurs indicateurs économiques, notamment le volume global de refinancement.

    « Lorsque le taux moyen du marché monétaire (TMM) évoluait autour de 8 % et que l’inflation atteignait un niveau élevé, supérieur à 10 %, la BCT avait relevé son taux directeur afin de limiter le volume global de refinancement, lequel avait dépassé les 22 milliards de dinars. Ce volume s’établit actuellement à environ 12 milliards de dinars, ce qui contredit l’idée infondée d’un recours à la planche à billets, véhiculée par certains experts non éclairés en la matière », ajoute Maher Belhadj.

    La décision de la BCT d’abaisser son taux directeur de 0,5 point a influencé l’évolution du taux moyen du marché monétaire (TMM), qui s’est établi à 7,08 % en janvier dernier, ainsi que celle du taux du marché monétaire (TM), qui a atteint 6,99 % le 4 février courant.

    « Avec une inflation annoncée à 4,8 % en janvier 2026, le TMM suit actuellement une tendance baissière, ce qui laisse encore une marge de manœuvre à la BCT pour réduire davantage son taux directeur. Une baisse du taux directeur ne peut qu’améliorer la somme des valeurs ajoutées et contribuer à encourager l’investissement et la croissance du PIB », explique l’expert.

    Interpellé sur le climat des affaires, Maher Belhadj estime que la récente décision du géant américain DXC Technology d’élargir ses activités en Tunisie témoigne de la confiance de cet investisseur américain dans le marché tunisien et dans le climat des affaires du pays, et qu’elle aura un impact positif sur l’investissement.

    Il ajoute que l’investissement a toujours besoin de stabilité — sociale, économique et réglementaire — afin de se développer, de réduire la pression fiscale et de favoriser l’intégration du marché parallèle.

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