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Israel Hayom : à quoi pourrait ressembler une attaque américaine contre l’Iran

    Alors que Téhéran a qualifié la dernière série de discussions tenues à Mascate de « positives », et que le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr Al-Busaidi, a évoqué des négociations « très sérieuses et utiles pour clarifier les points de vue », les analyses israéliennes dressent un constat nettement plus pessimiste. Selon ces lectures, aucun « progrès tangible » n’a été enregistré, le processus restant enfermé dans une logique de gestion de crise et d’évitement de l’escalade plutôt que dans une véritable dynamique de règlement.

    Dans un article publié par le quotidien Israel Hayom, l’expert israélien des affaires iraniennes Avner Vilan estime que l’écart entre Washington et Téhéran, à l’issue de ce dernier round de discussions, rend la conclusion d’un accord quasi impossible. Selon lui, il n’existe aujourd’hui aucune « zone d’accord possible » entre les deux parties.

    L’analyste explique que les États-Unis cherchent avant tout à affaiblir le régime iranien par une combinaison de pressions militaires et économiques, tandis que l’Iran insiste pour cantonner toute négociation au seul dossier nucléaire, avec un niveau d’exigences au moins équivalent aux acquis de l’accord de 2015. Une approche catégoriquement rejetée par l’administration du président américain Donald Trump, qui refuse tout retour à ce cadre. Dans ces conditions, les discussions actuelles seraient davantage, selon l’auteur, un espace de manœuvre tactique et un moyen de gagner du temps qu’une véritable tentative de compromis.

    L’article souligne que les alternatives à l’échec des négociations sont particulièrement sombres. L’Iran fait face à une situation économique dégradée sous l’effet de sanctions renforcées, mais continue de miser sur sa capacité de contrôle et de répression internes pour préserver la stabilité du régime. De son côté, Washington brandit régulièrement la menace d’une option militaire, tout en hésitant à passer à l’acte, par crainte d’un enlisement dans un conflit prolongé et coûteux, sans garantie de résultats décisifs. Cette prudence est renforcée par les avertissements de Téhéran, qui promet de viser immédiatement les bases américaines et Israël en cas d’attaque.

    Dans ce contexte, Israel Hayom identifie quatre scénarios possibles. Le premier est celui d’un nouvel accord nucléaire, jugé hautement improbable et, s’il devait voir le jour, considéré comme un « mauvais accord ».

    Le deuxième scénario repose sur la poursuite de l’impasse actuelle et des manœuvres dilatoires, dans l’attente d’évolutions internes au sommet du pouvoir iranien.

    Le troisième envisage une « frappe symbolique » et limitée, permettant à Donald Trump d’afficher une victoire politique sans résoudre le problème de fond.

    Le quatrième scénario, le plus radical, serait une attaque américaine d’envergure visant à déstabiliser, voire renverser, le régime iranien, une option que l’auteur estime réalisable uniquement par le ciblage direct de la direction suprême du pouvoir à Téhéran.

    En conclusion, l’article met en garde contre un facteur jugé central : la possession par l’Iran de quantités importantes d’uranium hautement enrichi. Cette réalité renforce, selon l’analyse, la conviction des dirigeants iraniens que l’arme nucléaire constitue la seule garantie de survie du régime. Une éventuelle transformation de l’Iran en puissance nucléaire bouleverserait profondément les équilibres de dissuasion et de stabilité au Moyen-Orient, avec des conséquences majeures pour l’ensemble de la région.

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