La crise sécuritaire qui secoue la région se traduit désormais par des messages d’alerte de plus en plus explicites. À Jérusalem, l’ambassade des États-Unis a prévenu qu’elle n’était « pas en mesure, à ce stade, d’évacuer ou d’aider directement les Américains » qui cherchent à quitter Israël, alors que les options de transport restent limitées et fluctuantes.
Une capacité consulaire réduite, sur fond de “shelter in place”
Dans ses communications, la mission américaine a également demandé à ses personnels de se mettre à l’abri (shelter in place), signe d’une situation jugée suffisamment instable pour restreindre les mouvements et réduire la voilure des services habituels.
Cette posture intervient dans un contexte où le trafic aérien et les déplacements régionaux sont fortement perturbés, avec des décisions qui évoluent au gré des développements militaires.
Sur le plan logistique, Israël a annoncé la réouverture de l’aéroport Ben Gourion dans un format “extrêmement limité”, avec une reprise progressive et dépendante de la situation sécuritaire. Plusieurs compagnies ont gelé une partie de leurs ventes et organisé des vols de “rapatriement” au compte-gouttes, alors que 40.000 Israéliens seraient bloqués à l’étranger et qu’environ 34.000 touristes se trouveraient encore dans le pays.
Washington appelle à partir “maintenant”
Au-delà du cas israélien, le département d’État a diffusé une consigne sans ambiguïté : “DEPART NOW” (“partez maintenant”) pour les ressortissants américains présents dans plus d’une douzaine de pays de la région (dont Israël, la Cisjordanie et Gaza, la Jordanie, le Liban, l’Irak, les Émirats, le Qatar, l’Arabie saoudite, etc.). Washington dit avoir activé une cellule de crise 24/7 et encourage l’inscription au programme STEP pour recevoir les mises à jour officielles.
Un signal politique : l’évacuation n’est pas automatique
Un élément illustre la montée des risques : dès le 27 février 2026, les États-Unis avaient autorisé le départ de personnels non essentiels et de familles de diplomates depuis Israël, une mesure qui laisse à chacun le choix de quitter le pays mais marque un durcissement du niveau d’alerte.
Si certaines sorties terrestres sont annoncées comme ouvertes (notamment vers la Jordanie), les autorités étrangères rappellent que les horaires et conditions peuvent changer rapidement.
À titre d’exemple, le ministère néerlandais des Affaires étrangères indiquait le 1er mars 2026 que plusieurs points de passage vers la Jordanie restaient praticables, avec des plages horaires précises.
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