“J’accuse Jrad” ! Article censuré par le quotidien la Presse de Tunisie

Voilà le patron de la seule et unique centrale syndicale ; la prestigieuse UGTT qui a toujours participé positivement à toutes les étapes de décolonisation de la Tunisie et de construction. L’UGTT, qui se retrouve sous la coupe de Ben Ali grâce à l’alignement de Jerad qui a été à sa solde, et dont il a été un des outils qui a permis à ZABA de museler les tunisiens afin de piller le pays. Ce même Jerad a soutenu Ben Ali dans sa répression de la révolte du bassin minier de Redaîef en 2008, toujours le même Jerad qui a aidé Ben Ali à nettoyer la centrale syndicale des véritables militants afin de se partager le pouvoir dans le pays ; l’un à la tête de la sécurité et du RCD, l’autre fidélisant le syndicat.

Le comble c’est que c’est ce même fidèle de Ben Ali jusqu’au 12 Janvier 2011 qui se retrouve encore une fois au premier plan pour participer à la décision postrévolutionnaire !!!

Récapitulons ses manœuvres machiavéliques :

– Il participe après de longues discussions au premier gouvernement ;

– Il retire ses 3 ministres et fait tomber le même gouvernement ;

– Il négocie pour enfin accepter le deuxième gouvernement ;

– Il comprend par ailleurs que les rapports de force ont changé dans le pays et il décide de sauter dans le train du conseil de soi-disant protecteur de la révolution ;

– A travers ce même conseil, il déstabilise et fait chuter le même gouvernement qu’il a soutenu.

Absence totale de principes ou opportunisme flagrant ?

Voyons maintenant quel rôle il a joué à l’intérieur de ce conseil qui se veut porte-parole du peuple tunisien :  se basant sur la légalité de la centrale syndicale, les autres 27 groupuscules de ce conseil qui ne représentent qu’eux mêmes sont censés apporter à Jerad la légitimité qu’il a évidemment perdue de part ses malversations sous l’ancien régime. Le pire c’est que ce même conseil a l’audace de réclamer un décret-loi au président provisoire afin qu’il les légalise alors même qu’il le considère comme étant illégitime. C’est un peu compliqué je vous le concède de suivre le jeu dangereux de tels opportunistes !

Ce même conseil veut se donner des prérogatives de participation aux décisions du gouvernement provisoire, comme un gouvernement parallèle ; alors que la majorité silencieuse est au travail et voudrait sauver la Tunisie du chaos et de la faillite économique qui risquerait de s’en suivre.

Edmond Burke disait : “Pour triompher, le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien”. C’est la raison pour laquelle la majorité a quitté son silence pour manifester tous les jours de 17 heures à 19 heures à El Menzah, pour la plupart après une difficile journée de travail… à bon entendeur Monsieur Hamma El Hammami : respectez les travailleurs vous qui êtes plus familier des situations ambigües que du labeur. Sachant que ce n’est pas par hasard que ceux qui font le siège à la Kasbah vous ont demandé de ne plus ni les visiter ni de parler en leur nom.

Pour revenir à Jerad, qu’il sache que les tunisiens n’ont pas oublié les conditions de la vente de l’assurance de l’UGTT, ni celle de l’hôtel Amilcar à Monsieur Jean Jacques Demri, juif tunisien de Paris, lequel hôtel est en train de tomber en ruine laissant les 800 familles qui en dépendaient dans une situation alarmante.

Merci pour eux, Monsieur le défenseur des ouvriers tunisiens. Ils n’oublieront pas non plus la série de grèves du personnel de Tunis Air dont votre fils Samir est l’instigateur pour participer à l’instauration de l’état de panique désiré par Ben Ali après son départ. Dans la même institution, ils n’oublieront certainement pas non plus la participation de l’UGTT dans la dislocation et la privatisation de ce bien national.

Mr Jerad semble en fait omniprésent dans toutes les situations contre-révolutionnaires, une évidence quand on sait que l’UGTT est littéralement infestée de RCDistes. Nous ne serons pas dupes des manœuvres visant soit-disant à écarter des gens du RCD de toutes les décisions post-révolutionnaires.

Je profite en tant que militant des droits de l’homme, depuis sa création en 1976, pour demander à Mokhtar Trifi de se retirer de ce conseil en tant que président de la Ligue tunisienne de défense des droits de l’homme car elle compte parmi ses membres beaucoup trop de militants du RCD.

Par : Dr DHAOUI Hechmi Psychiatre-Psychanalyste

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