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Kairouan ouvre aussi ses bras aux réfugiés libyens

Profitant du contrôle par les insurgés du point de passage Dhehiba-Wezen et du calme relatif qui règne sur la route montagneuse, un grand nombre de familles libyennes continuent de migrer vers plusieurs villes tunisiennes dont Kairouan où le soutien spontané de la population et de tous les membres de l’Alliance des associations civiles de Kairouan a beaucoup ému tous nos hôtes.

Accueil, hébergement, soins et nourriture, sans oublier les activités culturelles pour leur faire oublier les horreurs de la guerre.

Haj Oussama Bouali, originaire de Zenten, confie dans ce contexte : «En Libye, on a vécu des semaines d’angoisse et de privations. On vivait tout le temps sur le qui-vive et on était presque anesthésié. Mais ici, à Kairouan, où tout le monde a pris notre problème à bras-le-corps, où tout le monde s’est montré bienveillant, d’une grande générosité, on se sent valorisés et rassurés. Mais il me faudrait peut-être un peu plus de temps pour ne plus avoir d’insomnie le soir. En fait, une petite partie de moi est un peu paranoïaque…».

Ça ne serait pas drôle la vie, si on ne voyait que des réfugiés comme nous, non ?

Notons que les habitants de Kairouan ont été exemplaires puisque, chaque jour, une dizaine de familles contactent les responsables de l’Alliance pour proposer logements, couvertures et denrées alimentaires. Et quand on sait que les familles libyennes sont très nombreuses, on ne peut que se réjouir d’un tel élan de solidarité.

A la cité El Mansourah, une maison a été mise à la disposition d’une famille composée de 24 membres dont 20 enfants, 3 femmes et un homme.

Par ailleurs, une quarantaine d’enfants ont été intégrés à l’école coranique de Kairouan. Et, en fin d’après-midi, tout le monde se retrouve au Montazah du Mausolée des Martyrs, où les enfants s’amusent, prennent des pizzas, courent et s’adonnent à des activités ludiques.

Mohamed Nallouti, 12 ans, interpelle : «Dans cet immense manège, nous retrouvons la liberté et l’insouciance. Nous nous ressourçons grâce à nos amis de Kairouan. Chacun à sa façon éclaire la vie de l’autre. Ça ne serait pas drôle la vie si on ne voyait que des réfugiés comme nous, non ?».

A côté de cela, plusieurs médecins, sage-femmes, pharmaciens et infirmiers ont prodigué des soins à des malades chroniques et ont procédé à un examen prénatal pour deux femmes qui vont bientôt accoucher et à qui on a prescrit un régime approprié. Cela sans oublier l’élan de solidarité de Tunisiens vivant à l’étranger et qui ont décidé d’envoyer de l’argent à l’Alliance des associations civiles de Kairouan.

Source : La Presse

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