Le ministre des Affaires religieuses, Ahmed Bouhali, a affirmé que les éducateurs des kouttabs (écoles coraniques) bénéficient d’un cadre matériel et financier jugé « confortable », en précisant que nombre d’entre eux dépassent un revenu mensuel de 3 000 dinars.
Un cadre de travail pris en charge par l’État
Ahmed Bouhali a expliqué que les éducateurs des kouttabs perçoivent une indemnité complète et disposent d’un lieu de travail mis à leur disposition par le ministère des Affaires religieuses.
Il a ajouté que les charges liées au local, notamment les factures d’eau et d’électricité, sont prises en charge par l’État, ce qui allège davantage le coût de fonctionnement de ces structures pour les éducateurs.
40 dinars par enfant et des revenus pouvant dépasser 3 000 dinars
En plus de l’indemnité et des facilités matérielles assurées par l’État, les éducateurs perçoivent des parents une contribution de 40 dinars par enfant inscrit au kouttab.
Le ministre a déclaré à ce propos que « leur revenu est très respectable », en soulignant que de nombreux éducateurs dépassent un revenu mensuel de 3 000 dinars, grâce à la combinaison de l’indemnité, des conditions matérielles prises en charge et des montants versés par les familles.
Un niveau d’instruction élevé, du baccalauréat au doctorat
Ahmed Bouhali a par ailleurs insisté sur le niveau d’instruction des éducateurs des kouttabs, qu’il a qualifié de «avancé ». Selon lui, leur niveau académique varie du baccalauréat achevé jusqu’aux diplômes de doctorat.
Le ministre a précisé que son département assure le suivi de ces éducateurs et veille à leur formation continue, notamment en ce qui concerne les méthodes pédagogiques adaptées aux enfants et l’encadrement pédagogique au sein des kouttabs.
Suivi et formation continue par le ministère
Dans ce cadre, le ministère des Affaires religieuses dit accorder une attention particulière à la qualité de l’enseignement dispensé dans les kouttabs, à travers des programmes de formation, de mise à niveau et d’accompagnement des éducateurs.
Cette démarche vise, selon Ahmed Bouhali, à garantir à la fois un encadrement religieux conforme aux orientations officielles et des méthodes d’apprentissage modernes, adaptées aux besoins et au rythme des enfants.
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