Economie

La BH Bank finance courageusement l’économie tunisienne

La BH Bank finance courageusement l’économie tunisienne

Plusieurs banques de la place se sont concentrées durant ces dernières années sur le financement du déficit du budget de l’Etat et les ménages souffrant de plus en plus de surendettement au détriment, parfois, du financement des entreprises et des différents acteurs économiques. La quête du profit à court terme explique largement cette attitude.

D’ailleurs, la Banque Centrale de Tunisie (BCT) confirme dans son dernier rapport annuel que les concours à l’économie ont accusé une décélération de 3.5% soit 3.152 millions de dinars en 2019 contre 9.3% ou 7.567 millions de dinars une année auparavant.

Cependant, en dépit de la conjoncture économique et sociale difficile, les indicateurs d’activité de la Banque de l’Habitat (BH) arrêtés à la fin de deuxième trimestre de l’année en cours et publiés sur le site du Conseil du Marché Financier (CMF) montrent que la banque a réussi à accroître l’encours de ses créances sur la clientèle pour un montant de 216.3 millions de dinars, pour atteindre 9718.4 millions de dinars à fin juin 2020 contre 9502.1 millions de dinars à fin juin 2019.

En outre, la BH a pu préserver ses équilibres financiers grâce à l’augmentation de ses capitaux propres de 142.2 millions de dinars, soit 16.94% pour atteindre 981.3 millions de dinars à fin juin 2020 et de l’accroissement du portefeuille titre d’investissement de 271.6 millions de dinars, et ce, en parallèle à une hausse remarquable des emprunts et ressources spéciales dédiés essentiellement au financement des entreprises à un coût réduit et sur des échéances longues.

Il est à noter que la BH a remarquablement avancé au niveau de la réalisation des objectifs qu’elle a fixé dans son Business-Plan pour les années 2017-2021.

En effet, l’activité de la banque a été marquée par le renforcement des fonds propres par une augmentation réussie du capital social, la consolidation des ressources longues par la signature de conventions avec des institutions financières internationales, notamment pour le financement et le soutien des PME et l’amélioration du résultat net et de l’ensemble des ratios de prudence et de performance.

Rappelons que l’objectif de relance de croissance pour la Tunisie n’est réalisable qu’à la condition que les entreprises s’assurent le meilleur emploi des facteurs de production. Pour cela, elles sont appelées en permanence à augmenter leurs dépenses d’équipement en capital, afin d’améliorer la productivité, ce qui est fondamental pour la croissance.

C’est pourquoi, dans le contexte actuel, il devient inconcevable de parler de croissance économique sans soulever au préalable la question du financement de l’économie, car les dépenses à engager en capital nécessitent bel et bien un financement duquel les entreprises ne disposent pas toujours de façon suffisante. Elles sont donc constamment contraintes de se tourner vers la sphère financière.

Ainsi, lorsque cette dernière ne répond pas aux besoins capitalistiques, l’économie court un grand risque puisque les entreprises sur lesquelles elle repose manquent de ressources financières nécessaires à leur fonctionnement et à leur développement.

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