Sante

La bronchiolite : qu’est-ce que c’est ? Quels risques ? Comment la prévenir ?

    Bronchiolite par ci, bronchiolite par là… La vague saisonnière de la maladie s’installe dans notre pays, et s’amplifie de jour en jour. Les urgences des hôpitaux commencent à connaitre un afflux assez conséquent.

    Et il est temps de prendre le taureau par les cornes, pour prévenir la maladie et en atténuer les effets sur la population, notamment, parmi les nouveaux nés et les nourrissons.

    Qu’est ce que la bronchiolite ?

    La bronchiolite est une infection virale touchant les nourrissons et les enfants de moins de 2 ans. Les virus responsables sont également présents chez l’enfant plus grand et chez l’adulte, chez les quels ils occasionnent des formes assez bénignes avec un simple rhume voire aucun symptôme.

    Chez les plus petits, la clinique est caractérisée par une toux sèche, une obstruction nasale ainsi qu’une gêne respiratoire d’intensité variable qui se traduit par une respiration rapide et sifflante. Les premiers jours nécessitent une surveillance car les symptômes peuvent évoluer, et occasionner des formes graves nécessitant une prise en charge en milieu hospitalier, voire en soins intensifs.

    En dehors de ces formes graves, l’évolution reste favorable : la respiration s’améliore progressivement sans qu’il soit possible d’accélérer cette évolution. En effet, comme la plupart des maladies virales, il n’existe pas de traitement spécifique et le seul traitement est celui des symptômes (désobstruction nasale et traitement de la fièvre).

    C’est une maladie contagieuse dont le virus se transmet soit par contact direct avec une personne porteuse du virus (le « réservoir » du virus est constitué essentiellement par les enfants fréquentant les collectivités) soit par l’intermédiaire des sécrétions respiratoires émises lors de la toux, des pleurs et des éternuements. Une transmission indirecte par les objets souillés est également possible.

    Y a-t-il moyen de la prévenir ?

    Un traitement préventif est disponible depuis peu. Le « Beyfortus » n’est pas un vaccin mais une injection d’un anticorps. Cet anticorps monoclonal est capable de neutraliser le VRS, principal virus de la bronchiolite. Son efficacité est démontrée pour diminuer de 80 % les hospitalisations et les formes graves. Cette injection est fortement recommandée dès la naissance.

    La prévention des infections à VRS peut s’anticiper dès la grossesse : un vaccin est disponible pour immuniser la maman, ce qui permet de transmettre les anticorps à son bébé via le placenta puis le lait maternel. Ce vaccin est recommandé au dernier trimestre de grossesse.

    Les frères et sœurs plus âgés des bébés devraient être habitués à se laver les mains (ou à les frictionner avec une solution hydroalcoolique) dès qu’ils rentrent de l’école et à éviter les « bisous » le plus possible, ainsi que les grands-parents, le reste de la famille et les amis.

    Les mesures « barrières », le port du masque, le lavage des mains et le respect de mesures de distanciation ont montré leur efficacité contre la bronchiolite lors de la pandémie de la Covid-19. Ces mesures doivent être encouragées autour des jeunes nourrissons (moins de 3-4 mois) qui sont les principaux enfants à risque de forme grave.

    Quels sont les symptômes de la bronchiolite ?

    – Rhume avec nez bouché et toux sèche répétée. Au cours de l’évolution, la toux peut devenir plus grasse.

    – Avec ou sans fièvre

    – Difficultés respiratoires (respiration plus rapide, bruyante à l’expiration) d’intensité très variable d’un enfant à l’autre. Parfois, impression « d’essoufflement » avec efforts respiratoires visibles et fatigue.

    – En lien avec les difficultés respiratoires, il peut exister des difficultés alimentaires, le bébé ayant du mal à téter et à finir ses biberons.

    Comment reconnaître une forme grave de la bronchiolite ?

    Les signes d’une forme grave nécessitant une consultation médicale en urgence sont :

    – Altération importante de l’état général (bébé fatigué, sourit moins, pleure beaucoup, ne joue pas, etc.)

    – Gêne alimentaire significative et diminution des rations ingérées (<50% ration habituelle sur plusieurs repas consécutifs).

    – Gêne respiratoire et respiration beaucoup plus rapide que d’habitude.

    – Fièvre très élevée et/ou mal tolérée.

    En revanche, la persistance des symptômes plusieurs jours est normale, habituelle et n’est pas un signe de gravité.

    Comment soigner la bronchiolite à domicile ?

    Le seul traitement de la bronchiolite est celui des symptômes. Il n’existe aucun médicament spécifique ou non, susceptible d’accélérer l’évolution.

    – Laver et déboucher le nez fréquemment, y compris la nuit (l’obstruction nasale gène le sommeil). De même, une désobstruction nasale devrait précéder chaque repas afin de faciliter la tétée.

    – Fractionner les repas (petites quantités à intervalles rapprochés) : diminuer la quantité de chaque biberon ou proposer des tétées moins longues mais proposer plus souvent. L’enfant reprend son rythme antérieur lorsqu’il va mieux.

    – Bien aérer l’environnement (la chambre de l’enfant, en premier lieu).

    Que faire pour éviter la bronchiolite à son enfant ?

    – Éviter la collectivité et les lieux fréquentés, en particulier pour les jeunes nourrissons (les sorties en plein air, à l’extérieur, ne posent en revanche pas de problème)

    – Éviter les transports en commun

    – Respecter les gestes barrières (port du masque en cas d’infection même minime, lavage des mains, y compris et surtout pour la fratrie)

    – Aérer quotidiennement la chambre et les pièces à vivre

    – Nettoyer régulièrement biberons, tétines, doudous, jouets…

    Ne pas fumer, même en dehors des pièces ou vit l’enfant (tabagisme passif dangereux et persistance de particules de fumée sur les vêtements)

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