Economie

La contribution de la BAD atteindra un milliard de dollars en 2011 pour le financement de projets en Tunisie

La contribution de la Banque Africaine de Développement (BAD) au financement de projets en Tunisie, pour l’année 2011, pourrait atteindre un milliard de dollars.
L’institution africaine a renouvelé, cette semaine, sa disposition à soutenir “son partenaire historique et son deuxième client après le Maroc”, dans cette période de transition, comme l’annonçait TunisieNumerique ici.
Le 11 mars 2011, la banque a publié une note économique sur “les enjeux et perspectives économiques du pays après la révolution”, et ce, pour faciliter la mise en place d’une stratégie d’appui au profit de la Tunisie.
Cette analyse, qui coïncide avec l’annonce, par le gouvernement provisoire, du plan de relance économique, a établi trois scénarios économiques pour les deux prochaines années. Plusieurs facteurs déterminants ont été pris en considération dans cette démarche. Il s’agit, entre autres, du chômage des jeunes diplômés, des disparités régionales, de la gouvernance et du climat des affaires.
Etablis sous forme d’hypothèses, ces trois scénarios ont été basés sur le modèle des perspectives économiques en Afrique, lequel prévoit des impacts macroéconomiques à court terme.

Trois scénarios possibles

D’autres indicateurs comme la baisse de la demande de services touristiques, la perturbation de l’activité économique et la réduction des investissements directs étrangers (IDE) ont été pris en considération pour calculer le taux de croissance du PIB en Tunisie.
Le premier scénario, voire le plus optimiste, prévoit un taux de croissance du PIB de 3,6% en 2011 et de 4,2 % en 2012 en cas de prompte normalisation de l’économie et de reprise du secteur touristique. Ces objectifs seront, également, atteints, selon la note de la BAD, à la faveur de financements extérieurs solides, d’un accroissement des IDE et d’un plan de relance financière bien ciblée.
Moins optimiste, le deuxième scénario prévoit une croissance du PIB de 1,1 % en 2011, et une légère reprise de l’économie à 3,3 % en 2012. Cette hypothèse a été établie en prévision d’un recul de l’investissement privé et une augmentation des dépenses publiques courantes et des traitements et salaires en raison de l’accroissement des demandes sociales.
Selon ce scénario, le déficit financier s’élèvera à 5,2 % du PIB en 2011 et le déficit courant augmentera pour s’établir à 7,6% du PIB sous l’effet d’une augmentation des importations et d’une baisse des recettes touristiques.
En cas d’instabilité politique et sociale prolongée, la note de la BAD prévoit dans le cadre du troisième scénario, une “lente croissance” estimée à 2,5% en 2011.
Le rapport prévoit, néanmoins, un redressement du taux de croissance du PIB pour se situer à 2,4% en 2012.
Ces résultats sont calculés en prévision d’une augmentation du déficit courant à 8,9% en raison d’une importante perte à enregistrer, en 2011, dans les recettes touristiques et d’une augmentation des importations suscitées par un accroissement de la consommation et une baisse des exportations.

Source : La Presse

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