On ne l’a pas vu depuis la bronca – grève de 2 jours – des banquiers et assureurs ; le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, est ressorti du bois ce jeudi 20 novembre. Il est allé jeter un oeil, au siège de la centrale syndicale, sur l’assemblée générale des salariés de Monoprix, en grève au nom de la majoration des salaires et l’ouverture de négociations sociales…
Manifestement la mobilisation des 3 et 4 novembre lui est montée au nez. Taboubi a déclaré que l’UGTT se placerait «en première ligne pour défendre les travailleurs, en dépit des tempêtes». Il est d’avis que le mouvement social fait tache d’huile dans plusieurs secteurs, il a évoqué les transports, l’enseignement de base, les banques, les industries agroalimentaires et la grande distribution…
Il s’est réjoui du «succès important» de la grève générale du secteur privé à Sfax et juge qu’il est «totalement inacceptable» que les employés du secteur privé ne bénéficient pas d’une hausse salariale en 2025, au regard de l’inflation et de la dégradation du pouvoir d’achat. Il a asséné que l’UGTT file droit «vers une grève générale» pour défendre les acquis sociaux, le droit syndical et la situation matérielle des travailleurs.
Toutefois il se dit disposé «au dialogue», mais une négociation «constructive, transparente, loin de toute logique de blocage». Il a souligné que les chefs d’entreprise «véritablement performants» sont ceux qui parient sur le dialogue social. Il les a invités à éviter les sentiers des tensions contre-productives au sein des entreprises.
Le secrétaire général de l’UGTT a affirmé que l’organisation n’hésitera pas à s’opposer à «tous ceux qui obstruent le dialogue ou tentent d’occulter les droits des travailleurs». La centrale syndicale défendra les acquis des travailleurs, «par la loi, le combat et la persévérance», a-t-il martelé.
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