Economie

La relance des économies arabes offre des opportunités pour la Tunisie

    Amélioration conjoncturelle, croissance attendue et réformes prioritaires : le dernier rapport économique arabe dresse un tableau contrasté mais porteur d’espoirs pour la région et pour la Tunisie.

    Le Rapport économique arabe 2025, publié la semaine dernière par le Fonds monétaire arabe en collaboration avec ses partenaires régionaux, souligne que l’amélioration des conditions économiques dans le monde arabe offre de réelles opportunités de développement pour la Tunisie. Ces perspectives passent notamment par la relance du commerce intra-arabe, l’attraction des investissements, ainsi que par les retombées positives de la reprise du tourisme et du secteur des services.

    Sur la voie d’une reprise progressive

    Le document met en lumière une économie arabe engagée sur la voie d’une reprise progressive, mais à des rythmes inégaux selon les pays. La Tunisie figure parmi les économies affichant une croissance réelle, bien que celle-ci demeure étroitement liée à des défis financiers et structurels. Dans ce contexte, la poursuite des réformes économiques et le renforcement de l’investissement apparaissent comme des priorités incontournables pour garantir une stabilité durable.

    Selon le rapport, les économies arabes amorcent une reprise progressive après plusieurs années marquées par les turbulences mondiales et une inflation élevée. Le taux de croissance régional devrait atteindre environ 3,8% en 2025, contre 2,2% en 2024, porté par une amélioration de la stabilité macroéconomique et par des réformes structurelles engagées dans plusieurs pays. Cette dynamique régionale masque toutefois des disparités notables entre les économies.

    Pour la Tunisie, les indicateurs financiers montrent une trajectoire orientée vers la croissance, avec un taux estimé à près de 3,2% en 2025. Ce niveau traduit un redressement relatif dans un contexte toujours marqué par la nécessité de lutter contre le chômage et de rééquilibrer les finances publiques. Cette performance reste conditionnée par plusieurs facteurs clés, notamment la situation des finances publiques, l’accès au financement extérieur et l’appui aux réformes visant à stimuler l’investissement et à améliorer le climat des affaires.

    Ralentissement de l’inflation en Tunisie

    Les données indiquent également un ralentissement de l’inflation en Tunisie, qui s’est établit autour de 5,3% à la mi-2025, sous l’effet du recul des prix des produits alimentaires. Le Fonds monétaire arabe estime néanmoins qu’une croissance plus robuste demeure tributaire de l’accélération des réformes, en particulier celles liées à l’amélioration du climat d’investissement, à la maîtrise des finances publiques et au financement de l’économie.

    Le rapport rappelle que l’économie tunisienne reste fortement dépendante de secteurs traditionnels tels que les phosphates, l’agriculture et le tourisme, ce qui la rend sensible aux aléas climatiques, aux fluctuations des prix mondiaux et à la demande extérieure.

    L’inflation devrait ainsi reculer à environ 5,3% en 2025, après avoir atteint 7% en 2024 et 9,3% en 2023, traduisant un ralentissement de la hausse des prix alimentaires et une amélioration relative de la stabilité des prix. Parallèlement, les besoins de financement public pourraient atteindre près de 27 milliards de dinars, poussant le gouvernement à rechercher des financements additionnels pour soutenir le budget.

    Vers l’accélération des réformes économiques

    Le rapport dresse le portrait d’une économie arabe en reprise progressive mais inégale. Les pays exportateurs de pétrole bénéficient de recettes plus élevées, tandis que les pays importateurs continuent de faire face à des défis majeurs liés à l’inflation, à l’endettement et à la faiblesse de l’investissement.

    Dans ce contexte, l’accélération des réformes économiques, l’amélioration du climat des affaires et la maîtrise des équilibres budgétaires demeurent des priorités pour favoriser une croissance durable, créer des emplois et améliorer le niveau de vie.

    Globalement, l’année 2025 a été marquée par des performances contrastées entre les pays arabes, mais elle s’inscrit dans une dynamique de croissance et de stabilité relative, malgré un environnement international complexe et des défis internes multiples. Le produit intérieur brut arabe a atteint environ 3 800 milliards de dollars, avec des perspectives de croissance plus soutenue en 2026, signe d’une amélioration de certains fondamentaux économiques malgré les risques persistants.

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