Economie

La Tunisie, un modèle de résilience économique

La Tunisie, un modèle de résilience économique

    Longtemps faisant face à des déséquilibres économiques structurels, la Tunisie s’appuie désormais sur une économie plus résiliente et diversifiée. Industrie, tourisme, transferts des TRE et gestion maîtrisée de la dette offrent au pays de nouveaux leviers pour faire face aux aléas géopolitiques et financiers qui marquent la scène régionale et internationale.

    L’économie tunisienne fait preuve d’une résilience confirmée face aux chocs externes et à une conjoncture défiantes. Après une croissance nulle en 2023, le PIB a progressé de 1,4% en 2024. Les perspectives pour 2025 sont plus favorables, avec des prévisions de croissance allant de 1,9 % à 2,6 % selon les pronostics.

    Une reprise progressive des secteurs

    La reprise progressive de l’agriculture et le redressement du secteur du tourisme sont les principaux moteurs de cette amélioration. Les secteurs de l’industrie manufacturière et des services affichent également une dynamique positive. Les autorités compétentes ont réussi à la réalisation d’une certaine maîtrise des équilibres macroéconomiques et d’une baisse de l’inflation, contribuant à cette résilience.

    La cheffe du gouvernement, Sarra Zenzri, a affirmé mercredi que l’économie nationale est en voie de redressement et que la Tunisie a réussi à relever de nombreux défis, à s’appuyer sur ses propres capacités, à élaborer ses choix nationaux et à réaliser des résultats positifs.

    Intervenant, lors d’une séance plénière conjointe de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et du Conseil national des régions et des Districts (CNRD), consacrée à la présentation des projets de Budget de l’État et de Budget économique pour l’année 2026, Zenzri a fait savoir que le produit intérieur brut (PIB) a enregistré une croissance de 3,2% au cours du deuxième trimestre 2025, contre 1,4%, durant la même période de 2024.

    D’après la cheffe du Gouvernement, cette croissance reflète les signes d’une reprise économique soutenue principalement, par l’évolution des performances de secteurs vitaux tels que l’agriculture, la construction, l’industrie manufacturière et les services, outre la maîtrise de l’inflation, dont le taux est passé de 6,7% en septembre 2024 à 5% en septembre 2025 et 4,9% en octobre 2025, ce qui confirme l’efficacité de la politique monétaire adoptée.

    Tendance baissière du taux d’inflation

    Selon elle, la tendance baissière du taux d’inflation mensuel a permis à la Banque centrale tunisienne de réviser à la baisse son taux directeur à 7,5% à fin mars 2025, pour la première fois depuis la hausse décidée fin 2022, ce qui est de nature à impulser l’activité économique et l’investissement et à alléger le coût élevé des crédits pour les citoyens.

    Et d’ajouter que la Tunisie continue, parallèlement, à maîtriser le déficit commercial, le taux de change et les réserves de devises (qui ont atteint 106 jours d’importation, au 31 octobre 2025), et ce, grâce à l’amélioration des performances des secteurs générateurs de devises, notamment les recettes touristiques, en hausse de 8,2%, à fin octobre 2025, et les transferts des Tunisiens à l’étranger, en hausse de 8,1% et ce, en comparaison avec la même période de l’année dernière.

    Succession de chocs externes imprévisibles

    A noter que l’économie nationale avait évolué, ces dernières années, dans un contexte inédit. Celle-ci a dû faire face à une succession de chocs externes imprévisibles, ayant eu des impacts sur les prix des matières premières et des hydrocarbures, mais aussi à des épisodes de sécheresse.

    Dans cet environnement, les fondamentaux de l’économie nationale ont été affectés. Mais elle a fait preuve d’une résilience de plus en plus marquée durant la dernière période. La bonne performance des secteurs industriel et agricole, la croissance du PIB, l’accroissement des IDE et la maîtrise de l’inflation, enregistrés tout récemment, sont autant d’indicateurs positifs.

    La capacité de la Tunisie à honorer ses engagements (notamment des remboursements en bloc en 2024 et 2025), alors même que l’accès aux ressources de financement extérieur est très limité, était un atout pour le pays.

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