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L’affaire RCD : accusations et statistiques

L’action en justice, qu’avaient intentée 25 avocats, contre les ex responsables du RCD – pour abus de pouvoir et de qualité, afin de s’enrichir, pour acquisitions forcées de biens immobiliers au profil du parti, et la mise à la disposition du RCD d’un nombre très important de fonctionnaires de l’Etat – avait suscité beaucoup de débats et déferlé la critique.

Les versions sont multiples et se contredisent à propos des montants des fonds publics  dérobés, du nombre du personnel de l’Etat mis à la disposition du RCD, ainsi que  le nombre de locaux publics mis sous tutelle du parti.

Le journal “Les Annonces” a mené l’enquête et a trouvé, une nette exagération quant aux statistiques avancées par certains médias qui estiment que le nombre des fonctionnaires mis à la disposition du RCD s’élève à 3000, et pour d’autres à 9000 alors que le chiffre ne dépasse pas 430 fonctionnaires. A noter que la mise à la disposition ne profite pas qu’au RCD puisque la fonction publique prend en charge les salaires de 170 fonctionnaires mis à la disposition de l’UGTT, ainsi que ceux de 490 fonctionnaires mis à la disposition d’autres partis politiques et associations sportives culturelles et sociales.

Mettre des fonctionnaires à la disposition des partis politiques, précise “Les Annonces”, est d’usage depuis l’Independence, et ce, pour soutenir les dits partis et contribuer à leur bon fonctionnement; plusieurs circulaires ministérielles concernant cette procédure sont toujours en vigueur, dont celle en date du 11 juillet 1978 et signée par M. Hédi Nouira, premier ministre de l’époque. Le soutien de l’Etat consistait aussi à débloquer des fonds pour l’UGTT en guise d’avance sur les cotisations des employés avant de procéder, plus tard, à des retenues sur leurs salaires au profit de l’UGTT.

Quant au nombre des cellules professionnelles, il ne dépasse pas les 2000, selon “Les Annonces”, contrairement aux 7000 annoncés par certains, ces cellules ne disposent pas toutes de locaux.

Les pensions de retraite, estimées par les uns à 10000, à la charge de la Caisse Nationale de Retraite et de Prévoyance Sociale malgré ses difficultés financières,  la CNRPS avait expliqué que les pensions d’anciens combattants ou d’autres personnes dont le parcours professionnel a été interrompu lors de la lutte pour la libération, relèvent des charges de l’Etat et ne sont pas imputées au budget de la CNRPS.

Source : Journal “Les Annonces” du 24/03/2011

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