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L’Algérie a trouvé d’autres moteurs pour son économie, les derniers indicateurs impressionnent

L’Algérie a trouvé d’autres moteurs pour son économie, les derniers indicateurs impressionnent

    L’Algérie a entamé la diversification de son économie depuis un paquet d’années, mais le grand tournant a été janvier 2022, suite à une directive présidentielle. Alger a maintenant plusieurs cordes à son arc : les mines, les énergies renouvelables, l’industrie manufacturière, l’agriculture, etc. Les dernières données livrées par l’Office national des statistiques (ONS) sur les indicateurs macro-économiques (croissance, importations, PIB, exportations…) illustrent cette dynamique.

    Les chiffres de l’économie algérienne au deuxième trimestre 2025 sont impressionnants. Il y a d’abord le taux de croissance, lequel a «progressé de 3,9% au deuxième trimestre 2025, contre 3,7% à la même période en 2024 (…) Cette amélioration de 0,2 point reflète une reprise soutenue de l’activité économique, portée par une conjoncture plus favorable et des performances sectorielles globalement en amélioration», indique l’ONS.

    Quatre secteurs sous-tendent cette embellie : industrie (+6,4%), commerce (+6,7%), agriculture (+4,5%) et électricité et gaz (+9,7%).

    Le deuxième indicateur phare de la bonne santé de l’économie nationale est la croissance du PIB hors hydrocarbures, elle s’est «établie à 5,3%, contre 4,4% au deuxième trimestre 2024 (…) Cette évolution traduit les effets positifs des efforts de diversification engagés en faveur d’un développement économique moins dépendant des hydrocarbures», commente la même source.

    S’agissant du PIB en valeurs courantes, il s’est hissé à 9410 milliards de dinars (72,4 milliards de dollars) au deuxième trimestre 2025, contre 8954,1 milliards de dinars durant la même période de 2024, soit une hausse de 5,1%. «Cette progression reflète une hausse du niveau général des prix de 1,1%, contre 4,1% une année auparavant», signale l’organisme en charge des statistiques nationales…

    Cette évolution du PIB s’est faite en dépit d’une «contraction de 1,2% dans le secteur des hydrocarbures, en contraste avec la progression de 3,1% enregistrée à la même période en 2024». Le principal moteur du pays a été lesté par l’activité de l’extraction, laquelle a connu une «diminution de 5,5% de sa valeur ajoutée», contre une «hausse de 2,9% une année auparavant».

    Par contre les activités de raffinage et de cokéfaction vont bien, avec une «croissance significative de 9% (…) La valeur nominale du secteur a été évaluée à 1556,8 milliards de dinars (12 milliards $) au deuxième trimestre 2025, contre 1720,0 milliards à la même période de 2024, soit une diminution de 9,5% en glissement annuel», indique l’ONS.

    Le boom du secteur agricole est tel qu’il est au même niveau que les hydrocarbures, avec une valeur nominale de 1418,5 milliards de DA (11 milliards USD) durant le deuxième trimestre de 2025, une évolution de «4,6% par rapport au deuxième trimestre de l’année précédente».

    Quant aux importations, elles ont également fait un bond en avant très conséquent, +30,6% durant le deuxième trimestre 2025 contre 13,4% à la même période de la précédente année. «Cette hausse marquée s’explique principalement par la dynamique des importations de biens, qui ont augmenté de 34,1%, comparativement à 14,8% une année auparavant. Les importations de services ont également affiché une progression, atteignant 6,0% au deuxième trimestre 2025, contre 4,1% durant la même période de l’année précédente».

    Toujours selon l’ONS, les importations algériennes de biens ont culminé à quelque 3800 milliards de dinars (30 milliards de dollars) au premier semestre 2025, contre près de 6500 milliards de dinars (49,5 milliards de dollars sur la base d’un dollar pour 130 dinars) pour la totalité de l’année 2024.

    Au sujet des importations de services, elles se sont établies à 561 milliards de dinars durant le premier semestre 2025, soit 4,3 milliards de dollars, contre 6,7 milliards de dollars pour toute l’année 2024.

    Les exportations de biens et services de l’Algérie ont enregistré une «légère progression de 0,5% au deuxième trimestre 2025, contre une hausse de 1,4% observée à la même période de l’année précédente». Les exportations d’hydrocarbures ont «reculé de 1,3%, après une augmentation de 2,5% une année auparavant», tandis que les autres biens ont enregistré une «forte progression de 37,2%»…

    «Concernant les services, leurs exportations ont diminué de 10,7% au deuxième trimestre 2025, alors qu’elles avaient enregistré une hausse de 10,2% à la même période de 2024», fait savoir l’ONS.

    Enfin les exportations d’hydrocarbures s’arrêtent à 21,4 milliards de dollars durant le premier semestre 2025, celles des autres produits se situent à 2,1 milliards de dollars. Durant la même période le pays a exporté pour plus de 2,1 milliards de dollars de services.

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