L’Algérie, on le sait est le pays le moins endetté en Afrique, un endettement extérieur tellement infime que le Fonds monétaire international (FMI) fait du lobbying pour qu’Alger contracte des prêts afin d’accélérer la mutation du pays. D’ailleurs la patronne du FMI, Kristalina Georgieva, était chez le président Abdelmadjid Tebboune pas plus tard que jeudi dernier. Mais l’Algérie ne regarde pas dans la direction de l’institution internationale, en tout cas pas tout de suite, elle regarde vers la Banque africaine de développement (BAD).
Le chef de l’Etat algérien a annoncé que le pays pourrait solliciter un crédit de 3 milliards de dollars auprès de la BAD pour financer une kyrielle de projets stratégiques. Il a livré cette information lors de la rencontre médiatique périodique avec les émissaires de la presse nationale. Tebboune a précisé qu’en vertu de son statut de grand bailleur de la BAD Alger jouit d’une position spéciale au sein de la principale institution financière africaine.
Le président de la République a déclaré que cet emprunt conséquent envisagé ne menace pas pour autant les fondements des équilibres économiques. Il a ajouté que ce financement sera dédié à des projets prioritaires, sans donner plus de détails sur les domaines ciblés. Il s’est borné à dire que ce sont des programmes de grande envergure aptes à doper le développement et stimuler la croissance économique du pays.
Le chef de l’Etat a donné des gages sur la capacité des caisses publiques à rembourser sans encombre ce crédit. Il a ajouté que le pays n’est pas sous pression financièrement et envisage sereinement l’avenir, donc cet emprunt sera contracté dans des conditions plus confortables, rapporte Algérie 360° le 8 février 2026.
Par ailleurs il a abordé la conjoncture économique et plusieurs dossiers sur la table. Il s’est appesanti sur l’inflation, un indicateur guetté par tous les consommateurs. Tebboune a déclaré qu’elle a été rognée jusqu’à moins de 2%, il a qualifié ce résultat de «miracle» au regard du contexte économique mondial caractérisé par l’instabilité et la flambée des prix.
Il a tenu à souligner que l’Algérie demeure un État social dont le souci premier est la protection des citoyens. Il a ajouté que le pays garantit la liberté aux hommes d’affaires et incite à l’initiative économique. Il est d’avis que seule cette orientation permet de dynamiser l’investissement et muscler les leviers de création d’emplois.
Enfin le président de la République a confié que les grands projets impulsés dernièrement seront rentables rapidement. Il a martelé que ces programmes permettront d’améliorer très vite les conditions de vie des Algériens et de renforcer la stabilité économique de la nation.
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