Le géant algérien Sonatrach gagne ses galons de ténor à l’international. Après le continent africain le groupe public étend ses tentacules sur le marché européen. Par le biais de sa filiale italienne il a conçu un nouveau produit, du benzine à faibles émissions «E5». La fabrication se fait dans la raffinerie d’Augusta, nichée sur l’île de Sicile, en Italie. L’opération a été réalisée par Sonatrach Raffineria Italiana. Cet événement raffermit les liens entre Alger et la 3e économie européenne.
Dans une publication postée sur son compte LinkedIn samedi 17 janvier 2026, la filiale italienne a annoncé ceci : «La société Sonatrach Raffineria Italiana a réalisé une avancée avec le lancement de la production de benzine à l’éthanol (E5), avec le chargement de son premier pétrolier le 14 janvier depuis son terminal d’Augusta»…
La même source précise que la phase de production commerciale a commencé à cette date. Le premier chargement de ce carburant s’est fait sous forme de citerne, démontrant le succès du passage des essais techniques à la production industrielle dédiée à l’exportation. A noter que le benzine E5 est un carburant hybride composé d’un mélange de benzine conventionnelle et de 5% d’éthanol biologique.
L’éthanol qui a servi à fabriquer ce produit provient du site industriel IMA, installé dans la région de Trapani, en Sicile également. D’après la filiale italienne de Sonatrach, la conception de ce mélange entre dans le cadre de la politique de promotion des composants biologiques dans les carburants automobiles provenant de la raffinerie d’Augusta.
Le benzine E5 associe de l’éthanol extrait de matières agricoles et organiques renouvelables, comme le maïs, la canne à sucre ou des résidus agricoles. Le gros avantage de ce type de carburant c’est qu’il est utilisable dans la totalité des moteurs de voitures modernes sans avoir besoin de procéder à des modifications techniques.
Au niveau des émissions, l’éthanol permet une baisse significative des émissions de dioxyde de carbone et d’oxydes de soufre en comparaison avec la benzine classique. En plus ce carburant obéit aux critères fixés par les normes européennes appliquées au niveau de l’incorporation de biocomposants dans les carburants dédiés au transport routier.
L’approvisionnement en éthanol depuis l’usine IMA de Trapani ouvre sur l’instauration d’une chaîne de production intégrée à l’échelle régionale. D’après Sonatrach Raffineria Italiana, cette structuration permet de faire la jonction entre les activités industrielles de la raffinerie d’Augusta et les unités qui produisent localement des composants biologiques.
Ce projet entre dans la droite ligne de la mutation de la réglementation européenne relative à la transition énergétique imposée par le réchauffement climatique et sa cohorte de dégâts environnementaux. Le programme mis sur orbite en Italie apporte la démonstration de l’adaptation des standards industriels Sonatrach aux exigences techniques du marché européen.
Les carburants biologiques algériens intègrent donc le nouveau dispositif adopté par le Vieux continent, aux côtés de l’énergie éolienne, du nucléaire, de l’hydrogène et des batteries électriques.
Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!