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L’auteur de l’attaque terroriste de Marseille serait un Tunisien

Le procureur de Paris, François Molins, a livré lundi les premiers éléments de l’enquête sur l’homme qui a poignardé deux jeunes femmes dimanche à Marseille.

Il a indiqué qu’il avait présenté un passeport tunisien, établi au nom d’Ahmed H., né en 1987 à Bizerte. L’authenticité de ce document fait l’objet de vérifications. L’assaillant de Marseille a en effet été interpellé et placé en garde à vue pour un vol à l’étalage. Il en est sorti le 30 septembre, sans être poursuivi, faute d’éléments de preuves suffisants, selon le procureur de Paris.

Ses interrogatoires lors de sa garde à vue permettent d’en savoir un peu plus sur sa personnalité. L’homme a indiqué être tunisien, donc, et n’avoir aucun domicile fixe, ni d’emploi en dehors de petits boulots de peinture non déclarés. Il s’est également dit divorcé et consommateur de drogue dure. Il était en situation irrégulière sur le territoire français, où il séjournait depuis plusieurs années.

Mode de l’attaque

L’homme était sorti de garde à vue depuis moins de vingt-quatre heures quand il est arrivé à la gare Saint-Charles à Marseille. La vidéosurveillance a permis d’établir qu’il est alors 13h32. Le terroriste s’installe sur un bac du parvis une dizaine de minutes avant de se ruer sur une jeune fille, à 13h45 précisément. Il l’assassine à coups de couteau puis part en courant avant de revenir vers la jeune femme qui accompagnait la première. Elles sont cousines. L’une, lyonnaise, venait rendre visite à l’autre, installée à Marseille. La petite vingtaine, elles sont toutes les deux étudiantes. L’assaillant tue la seconde jeune femme, toujours avec son couteau. Une passante tente d’intervenir, sans parvenir à l’arrêter, a détaillé le procureur Molins.

L’homme voit ensuite une patrouille de militaires de l’opération Sentinelle, se relève et fonce vers eux, menaçant. Après deux sommations, les militaires l’abattent. L’arme du double crime est retrouvée à une dizaine de mètres du corps de l’assaillant, mort presque sur le coup. Il portait également un autre couteau, plus court, ainsi qu’un téléphone portable. Celui-ci est en cours d’analyse par les enquêteurs de la Sous-direction antiterroriste (Sdat) de la police judiciaire et de la direction générale de la sécurité intérieure, chargés des investigations.

Le procureur Molins a justifié cette qualification terroriste au vu du mode opératoire (une attaque au couteau dans un lieu public conformément aux appels répétés de l’organisation Etat islamique), des circonstances (plusieurs témoins ont raconté avoir entendu l’assaillant crier “Allah akbar”).

source: liberation

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