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Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU exige la fin des violences en Syrie

Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a exigé mardi la fin de la violente répression de la contestation en Syrie.

Par 33 voix contre 4, les membres du Conseil de sécurité ont condamné les violences commises par les forces syriennes contre les manifestants, isolant ainsi encore davantage le président Bachar Al-Assad sur la scène internationale.

Parmi les pays qui ont appuyé le texte, on retrouve notamment quatre États arabes: la Jordanie, le Koweït, le Qatar et l’Arabie saoudite. La Russie et la Chine s’y sont opposées comme Cuba et l’Équateur.

La résolution dit que le Conseil « condamne fortement » les violations des droits de l’homme « graves et systématiques [commises] par les autorités syriennes [comme des] exécutions arbitraires, un recours excessif à la force », les meurtres de protestataires et de défenseurs des droits de l’Homme, des détentions arbitraires, des disparitions, des actes de torture et le « mauvais traitement » de détenus et d’enfants.

« Nous ne nous resterons pas » sans rien dire « alors que des civils innocents et des protestataires pacifiques sont tués par les forces de sécurité », a déclaré l’ambassadrice des États-Unis, Eileen Donahoe, dénonçant les « promesses vides » du président syrien en faveur de réformes.

Les membres du Conseil se sont aussi prononcés pour l’envoi d’une équipe internationale afin d’enquêter sur les exactions présumées depuis le début du soulèvement à la mi-mars. Ils ont pressé Damas de coopérer.

La Chine et la Russie ont exprimé leur opposition, jugeant une telle intervention inutile. « Cela ne fera que compliquer la situation », a soutenu l’ambassadeur chinois He Yafei.

L’ambassadeur syrien Fayçal al-Hamoui a pour sa part jugé qu’il s’agissait d’une initiative « 100% politique ». Il avait déclaré lundi que son pays était « prêt à recevoir » une mission d’enquête de l’ONU à l’intérieur de ses frontières « dans un avenir proche » dès que les autorités syriennes auraient bouclé leur propre enquête.

Nouvelles sanctions européennes

Les pays de l’Union européenne ont annoncé mardi avoir adopté de nouvelles sanctions contre la Syrie prévoyant un gel des avoirs et une interdiction de visas contre 15 nouvelles personnes et 5 sociétés proches du régime.

L’UE a déjà adopté une série de sanctions à l’encontre de la Syrie, dont un gel des avoirs et une interdiction de voyage visant 35 personnes dont le président Assad et quatre entreprises, ainsi qu’un embargo sur les armes.

Les pays de l’UE travaillent également à un éventuel embargo sur les produits pétroliers importés du pays. L’Europe achète 95 % du pétrole exporté par la Syrie, ce qui représente un tiers des recettes du pays.

L’ambassadeur des États-Unis s’est par ailleurs rendu mardi dans le sud de la Syrie, où 15 manifestants ont été tués vendredi. Il s’est rendu à Jassem, dans la province de Deraa, berceau du soulèvement né à la mi-mars contre le régime du président Al-Assad.

La répression se poursuit

Selon les militants des droits de la personne, les forces de sécurité syriennes ont tué mardi au moins sept personnes qui manifestaient à Homs, dans le centre du pays, après la visite d’une mission humanitaire de l’ONU.

L’Observatoire syrien pour les droits de l’Homme, basé à Londres, a rapporté que les forces de sécurité avaient également mené des opérations dans plusieurs villages du sud et du nord du pays, arrêtant des dizaines de personnes.

La chaîne Al-Jazira rapporte pour sa part que des chars d’assaut et des militaires menaient des opérations contre les opposants à Deir Ezzor.

Sources : AFP + AP + radio-canada.ca

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