Le départ de Kadhafi domine le sommet de l’Union africaine

Le départ de Mouammar Kadhafi, réclamé par la rébellion libyenne à Malabo, était jeudi dans tous les esprits à l’ouverture du 17e sommet de l’Union africaine (UA), dont les dirigeants sont notoirement divisés sur la guerre menée par l’OTAN.

“Tout le monde à l’UA est d’accord sur le départ de Kadhafi. Certains le disent publiquement, d’autres pas”, a affirmé à Mansour Sayf Al Nasr, coordinateur en France de la rébellion, le Conseil national de transition (CNT).

“C’est indiscutablement sur cette crise que vos délibérations sont attendues”, a confirmé le Président de la Commission de l’UA Jean Ping aux Chefs d’Etat, faisant allusion au sort du Guide libyen qui a été un grand bailleur de fonds de l’organisation panafricaine et de plusieurs Etats.

L’UA doit “avoir à l’esprit les souffrances endurées par les populations libyennes du fait de la poursuite des affrontements armés et des opérations aériennes de bombardements depuis le 19 mars, a affirmé M. Ping sans toutefois citer l’OTAN
Il a plaidé à nouveau pour la feuille de route de l’UA, dont les cinq Présidents-médiateurs (Afrique du Sud, Congo, Mali, Ouganda, Mauritanie) ont adopté mercredi des propositions pour une “solution politique”.
Paris a reconnu mercredi que des avions français ont parachuté au sud de Tripoli des armes légères destinées à la rébellion pour l’aider contre les forces du régime, le conflit s’enlisant malgré plus de trois mois de frappes internationales.
La France a assuré que ses livraisons d’armes respectent les résolutions du Conseil de sécurité. Mais la Chine a appelé jeudi les nations impliquées à se conformer strictement au mandat de l’ONU et à “éviter toute action qui irait au-delà du mandat de la résolution”.
Sur le terrain un incendie s’est déclaré tôt jeudi dans un dépôt d’armes et de munitions près de Benghazi, fief de l’insurrection dans l’Est, provoquant des explosions en série, ont constaté des journalistes. Selon des sources médicales sur place, aucune victime n’a été recensée dans l’incendie.
A Malabo, la capitale de Guinée équatoriale, les avis divergent dans les couloirs de la conférence sur le départ éventuel de Kadhafi, qui s’accroche toujours au pouvoir. Certaines délégations prônent un soutien indéfectible au leader libyen, d’autres veulent qu’il renonce.
“On ne comprend plus : je croyais que OTAN ça voulait dire +Organisation Traité de l’Atlantique nord+ et là, on bombarde le sud”, a affirmé sous couvert de l’anonymat un ministre à l’AFP.
Du côté des insurgés, M. Sayf Al-Nasr, qui ne peut siéger au sommet, a indiqué avoir déjà rencontré des ministres du Niger, du Mali, du Tchad et de la Mauritanie.
Le ministre libyen des Affaires de l’UA, Joma Ibrahim Amer, avait, lui, réclamé mercredi un soutien de l’UA à Tripoli : “Nous sommes venus pour que l’Union africaine soutienne notre position et que la position africaine soit forte”.

Source : AFP

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