Le match EST WAC rejoué sur un terrain neutre pour des raisons sécuritaires : Une affaire d’Etat et une offense pour la Tunisie entière

La CAF vient d’annoncer sa décision concernant le match de la finale retour de la ligue des champions qui avait opposé l’EST au WAC la semaine dernière au Stade de Rades et qui s’est terminée en queue de poisson, avec le sacre de l’EST, suite au retrait des joueurs du WAC.

La décision de la CAF a été de faire rejouer le match sur un terrain neutre, en prétextant des « raisons sécuritaires ».

Il faut dire que cette décision n’a pas été une surprise, puisque le président de la CAF, Ahmed Ahmed a déjà annoncé la couleur, en accusant sur des médias, depuis hier, le président de l’EST Hamdi Meddeb, de l’avoir agressé et menacé de mort, lors du match de Rades. Tiens donc! Hamdi Meddeb ?!

Au-delà du bien fondé de la décision et de ce qui s’est passé dans les coulisses de la réunion de la CAF, consacrée à ce sujet, avec toute la pression mise par la partie marocaine et la campagne médiatique monstre qui a précédé la réunion et au-delà de tout, cette décision résonne comme une gifle et une offense sans précédent, non pas pour l’EST, mais pour la Tunisie, toute entière.

Car cette décision inédite et qui constitue une première dans les annales du football mondial laisse suspecter des fondements à visée politique.

En effet, en arguant des raisons sécuritaires qui empêcheraient de faire rejouer le match en Tunisie, cela sous entend que les services de sûreté sont incapables de gérer un tel match. Sachant, soit-dit au passage, qu’aucun incident « sécuritaire » n’était venu grever le match de la semaine dernière, malgré les nombreuses provocations de la part des joueurs et du staff de l’équipe marocaine. Donc le fait d’accuser la sûreté tunisienne d’incompétence est bien grave et ne doit en aucun cas, le passer sous silence.

Une décision pareille, à une période pareille, laisse suspecter une mauvaise foi évidente de la direction de la CAF, mais en plus et surtout, un coup foiré de la part des marocains. Car il ne faut pas oublier que le Maroc reste le premier concurrent de notre pays, en matière de tourisme et que les bons prémices de la saison touristique qui débute, ne les arrange pas trop. Il serait bien que la sécurité en Tunisie soit remise, d’une façon ou d’une autre en question.

Par conséquent, si on voulait avoir l’esprit aussi tordu que celui de nos « frères » marocains, on pourrait comprendre qu’il s’agit là, d’une affaire d’Etat par excellence et d’une agression diplomatique qui vise la Tunisie et son économie.

Dans ces conditions, l’Etat tunisien ne devrait en aucun cas laisser passer ces décisions sans demander des explications et sans, s’il le faut, frapper sur la table pour faire comprendre à nos interlocuteurs que nous ne sommes pas nés de la dernière pluie et que nous savons nous défendre. Il ne faudrait surtout pas raisonner dans le sens qu’il ne faudrait pas en faire un drame et que ce n’est, après tout, qu’un match de football… Il s’agit bel et bien d’une affaire d’Etat !

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