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Tunisie : Le Régent de Carthage et ses chats noirs !

Tunisie : Le Régent de Carthage  et ses chats noirs !

TN

Un Chef d’Etat, plutôt de pacotille, au bord d’une motion de défiance (procédure de destitution ?), ayant satisfait aux conditions légales de recevabilité, après des piques médiatiques au vitriol et des menaces d’échafaud aux opposants. Des conseillers, jamais de bon conseil, toujours friands de partir en vrille, par des déclarations frisant la calomnie. Une liste de démissionnaires en pagaille, consentants ou forcés. Un cabinet présidentiel aussi pléthorique qu’incompétent. Heureusement que le ridicule ne tue pas sinon les couloirs de Carthage seraient infestés de cadavres.

Hedi Ben Abbes, premier conseiller diplomatique auprès du président de la république (excusez du peu), prenant des vessies pour des lanternes, confondant  vœu caché et réalité tangible, vient d’essuyer un cinglant camouflet, sous forme d’un catégorique démenti de la part de France 24, mettant en pitoyables pièces  son affirmation selon laquelle Safwene Grira, journaliste à la chaîne en question, a été limogé suite à la publication, pourtant sur son blog, d’un article vinicole ayant saoulé parait-il le sommelier régent de Carthage.

Quant à l’historien de dimanche, Adnène Mancer, rivalisant de sortie de route, il a canardé un piteux mensonge accusant Samir Taeib de faire partie du parlement mauve de triste mémoire. Les brettelles si fortement remontées, les mots tels de mauvais rictus, il a eu au moins le mérite de s’en excuser, invoquant une confusion de nom. Le mea culpa est certes recevable, qui ne commet pas de bourdes, en revanche, l’excuse est franchement tirée par les cheveux pour un bonhomme se qualifiant d’historien et qui n’a cessé d’en bombe le torse. Le premier réflexe d’un historien, respectueux de sa fonction, n’est-il pas de vérifier ses informations avant d’éructer un poisson pourri ?

Que dire alors de ce stratège de salon, révolutionnaire de la 25ème heure, Tarek Kahlaoui, bombardé Directeur général de l’Institut Tunisien des Etudes Stratégiques, dont on ne déplore aucun écrit en la matière, qui s’attribue un passé militant et un cursus universitaire gonflé à bloc. Rejeton d’Ahmed Kahlaoui, syndicaliste de la première heure au parcours militant irréprochable, le garnement, qui plus est nahdhaoui, n’arrive pas à la cheville de son paternel. Les cendres succèdent au feu, comme dit la sagesse populaire tunisienne. A se demander si un Kahlaoui n’en cache pas un autre, à savoir Abdallah Kahlaoui. Celui-ci, grand haut cadre du RCD, sous la dictature déchue, et non moins éphémère conseiller principal à la présidence, qui, seulement quelques semaines après sa nomination, sitôt découvert  le pot aux roses, a été forcé à abdiquer et filer par la petite porte, pour épargner au Chef d’Etat les éclaboussements d’un scandale.

Anouer  Gharbi, sous-marin à ses heures, ex conseiller diplomatique, et dont la diplomatie braille à tue-tête qu’elle est innocente, évincé car les fins limiers de la présidence soupçonné d’être l’œil de Montplaisir.

En moins d’une année, la présidence a accusé la démission ou la destitution déguisée d’au moins six  membres : Outre Abdallah Kahlaoui et Anouer Gharbi ci-dessus mentionnés, il y a Ayoub Massoudi, conseiller chargé de l’Information,  Chawki Abid, conseiller économique,  Samir Ben Amor, conseiller principal et Myriam Chakroun, chargée du suivi des événements politiques.

Selon le communiqué de la présidence datée du 20 Janvier 2012, l’équipe des conseillers du président de la République Moncef Marzouki se compose de quatre conseillers avec rang de ministre, trois avec rang de secrétaire d’Etat, ainsi que de conseillers, de chargés de mission et d’attachés. Depuis, l’eau a beaucoup coulé sous les ponts. L’armada présidentiel, et compte tenu de cette cache misère qu’on appelle prérogatives, brille par tout, sauf par son brio et son équilibre.

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