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La piste satanique démentie par l’enquête du ministère de l’Education

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Dans le cadre d’une enquête exhaustive menée par le ministère de l’éducation suite au suicide d’une jeune adolescente à El Mourouj 1, tout un dossier a été monté afin d’éclaircir les intrigues de l’affaire.

En effet, la chargée de mission au sein du ministère a tenu à préciser plusieurs points importants concernant les rumeurs qui se sont propagées. D’abord, elle a démenti l’arrestation des soi-disant élèves sataniques. Elle a précisé qu’elle s’est entretenue avec le groupe d’amis proches de la fillette en compagnie de psychologues. Ce même groupe est accusé à tort d’adhérer au satanisme.

Ces derniers sont des adolescents adorables, brillants et engagées dans des activités qui démontrent leur niveau intellectuel élevé et leur conscience du monde qui les entoure. Les rumeurs de satanisme n’ont selon elle aucun fondement, les membres du groupe ont été stigmatisés à cause de leur différence cultivée dans un sens positif et leurs personnalités affirmées. Par ailleurs, elle a regretté la campagne d’harcèlement et de persécution qu’ils sont en train de subir à l’extérieur du lycée. Ces élèves se retrouvent en état de choc, en particulier l’ami intime de la défunte, et un suivi psychologique s’est imposé.

La chargée de mission a aussi mis en garde contre les conclusions hâtives surtout à la suite d’un second décès dans la région, sans lien avec celui de la jeune fille.

Par ailleurs, elle a souligné plusieurs faits qui pourraient avoir motivé le suicide de l’enfant. Cette dernière a été fréquemment absente des cours depuis le début de l’année, elle a dû changer d’établissement scolaire pour passer du privé au public après avoir vandaliser les biens de son ancien collège, et ses notes scolaires sont au dessous de la moyenne, ce qui pourrait provoquer une pression sur l’élève.

La chargée de mission a indiqué que d’autres facteurs d’ordre psychologique sont à prendre en considération, en attirant l’attention sur l’âge délicat de l’adolescence et l’ampleur que pourraient prendre certains incidents mineurs dans la tête d’une enfant de 15 ans à peine.

De son côté, Lassaad Yacoubi, secrétaire général du syndicat de l’enseignement secondaire a corroboré ces déclarations en assurant qu’après les investigations approfondies, l’absence de lien entre le suicide et les sectes sataniques s’est confirmée.

Rappelons que l’incompréhension et l’ignorance générale de la société vis-à-vis certaines passions de nos adolescents notamment pour l’animation japonaise, le Cosplay (déguisement et imitation de personnages fictifs issus de la japanimation) et les jeux vidéos pourraient induire en erreur et prêter à des interprétations farfelues, sans fondement véritable.

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