Les dessous de l’Affaire Moncef Cheikh Rouhou

Le Tribunal de première instance de Tunis a rendu, vendredi 02 décembre 2011, son jugement dans l’affaire Moncef Cheikh Rouhou, contre le chargé du contentieux de l’Etat au sein de la BEST Bank pour des faits qui se sont déroulés en 1988 et l’avait acquitté.

M. Moncef Cheikh Rouhou était directeur des publications à “Dar Essabah”, il est actuellement  élu PDP à l”Assemblée Constituante. TunisieNumérique a contacté Me Abdallah Gallali, coordinateur du comité de défense de Moncef Cheikh Rouhou pour demander plus amples informations sur cette affaire, et les détails des charges reprochées à son client.

“C’est une affaire montée de toutes pièces contre notre client, elle a été exploitée à deux temps, avant la Révolution par Sakhr El Materi, gendre du président déchu, et après le 14 janvier par des adversaires politiques, car M. Cheikh Rouhou entamait une carrière politique au sein du PDP et se présentait pour les élections de l’Assemblée Nationale Constituante”, a précisé Me Gallali.

“L’instruction étant terminée, et afin de mettre fin à toute spéculation, nous pouvons dévoiler légalement le contenu de l’affaire.
En 1988, la BEST Bank avait émis un document contenant une faute de
frappe concernant la superficie d’une parcelle agricole de l’un de ses clients. Cette faute avait été rectifiée et corrigée par un agent de la banque et a bien ajouté de manière manuscrite et cachetée « je dis
bien… ». Durant des années, dans un but d’extorsion immorale,  le client avait entamé plusieurs poursuites civiles non-fondées contre la personne morale de la banque pour « faux et usage de faux », qui ont été déboutées et où jamais Moncef Cheikh Rouhou n’avait été cité.

Mais lors de la négociation de la vente de Dar Assabah, vente à laquelle mon client avait catégoriquement était opposé, et de manière tout à fait floue, la justice avait décidé d’élargir l’affaire de la BEST Bank en pénal et à poursuivre uniquement son ex-dirigent au moment des faits. Ne vivant pas en Tunisie à l’époque, la justice avait également émis une constatation de fuite contre notre client qui vivait en France en 2009″, a expliqué Me Gallali

“Moncef Cheikh Rouhou a également été victime de campagnes de dénigrement et de tentatives d’extorsion de fonds orchestrées par des médias-mercenaires peu scrupuleux, qui se sont engagés , à tout prix, à éreinter la réputation de notre client, mais cela ne l’a pas empêché d’être élu par le peuple en octobre dernier. Nous avons par ailleurs procédé à plusieurs poursuites à l’encontre de ces détracteurs, en espérant que la justice en prenne compte.”

“Notre client avait tenu à se présenter devant le Tribunal pour montrer qu’il était prêt à comparaître avant que n’intervienne l’immunité parlementaire qu’il avait acquise suite à son élection au sein de la Constituante. Il avait démenti, ainsi, les dires qu’il s’était présenté à la Constituante pour échapper aux poursuite judiciaires” a rajouté  Me Gallali.

Me Gallali apporte des précisions, écoutez-le:

entamait une carrière politique au
sein du PDP et se présenter aux élections de l’Assemblée Nationale Constituante

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