Monde

Les marocains manifestent pour la démocratie

Pour la démocratie et contre le terrorisme. C’était peu ou prou le message de milliers de Marocains descendus dans la rue ce dimanche, afin que l’attentat de Marrakech ne bloque pas le processus démocratique annoncé.

« Non au terrorisme ! », « Un roi qui règne mais ne gouverne pas », «Pour une nouvelle constitution », « Non à la corruption ». Les pancartes portées par les manifestants de Marrakech dimanche étaient on ne peut plus claires. 7.000 membres du « Mouvement du 20 février » (3.000 selon les autorités) ont défilé dans les rues de la cité balnéaire pour réclamer que les réformes démocratiques promises ne soient pas otages de la lutte contre la violence. Une piqure de rappel au pouvoir marocain, dix jours après l’attentat à la bombe de la place Jamâa El-Fna qui a fait 17 morts dont 13 touristes étrangers. Au lendemain de l’attaque, le gouvernement avait promis que le processus de réformes politiques ne serait pas remis en cause. Mais les craintes des militants pro-démocratie ont pris le dessus.

« Eloignez-vous de l’argent et de la politique »

À l’instar de cette enseignante de Rabat pour qui « l’attentat » ne change pas la « mobilisation ». Et de dénoncer les « propositions insuffisantes », formulées par le roi Mohammed VI. En l’occurrence, des promesses de réformes constitutionnelles visant à renforcer le rôle du Premier ministre au détriment de la monarchie. Les manifestants ont en outre brocardé la commission de juristes chargée d’étudier les aménagements constitutionnels, les services de renseignements marocains, et la corruption au sein du Palais royal.

« Eloignez-vous de l’argent et de la politique », accusait notamment une banderole à l’adresse de Mounir Majidi, secrétaire particulier du roi, et Fouad Ali el Himma, un autre proche. « Le seul moyen de combattre le terrorisme, c’est la démocratie », ont par ailleurs scandé les manifestants. À Casablanca, plusieurs milliers de Marocains ont également défilé. Arrivés devant un commissariat de la place Jamâa El-Fna, les manifestants se sont ensuite dispersés vers 13 heures (heure locale) devant le café Argana, encore défiguré par l’explosion du 28 avril.

Source: Francesoir.com

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