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Les pays africains qui souffrent le plus du changement climatique, la facture est lourde

Les pays africains qui souffrent le plus du changement climatique, la facture est lourde

    Tout le monde n’est pas logé à la même enseigne face aux phénomènes directement imputables au changement climatique. Certes la planète entière est impactée mais certains pays souffrent plus que d’autres. Plusieurs pays africains s’illustrent dans le classement mondial des nations les plus vulnérables alors que c’est le continent qui pollue le moins et que les premiers responsables de ce désastre traînent les pieds pour les compensations financières

    La Libye, le Mozambique et le Malawi sont les pays africains les plus touchés par les événements météorologiques extrêmes sur les trois dernières décennies, de 1995 à 2024, indique un rapport publié par l’ONG allemande Germanwatch le 11 novembre 2025.

    Intitulé «Climate Risk Index 2026-Who suffers most from extreme weather events ?», cette étude passe au crible le niveau de vulnérabilité de 174 pays et territoires face aux phénomènes météorologiques extrêmes. Ces derniers sont le contrecoup du réchauffement climatique et se manifestent par des canicules, des inondations, des tempêtes, des vagues de chaleur, des sécheresses chroniques et des feux de forêt.

    Le travail se fonde sur 3 grands indicateurs : les pertes économiques, le nombre de morts et le nombre de personnes impactées. L’indice s’appuie sur la base de données internationale de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) dédiée aux catastrophes (Emergency Events Database/EM-DAT)…

    Mais il ne prend pas en considération certains aspects phares du changement climatique, comme l’élévation du niveau des océans ou encore leur acidification et leur réchauffement. Il ne tient pas compte non plus des incidents géologiques tels que les tremblements de terre, les éruptions volcaniques ou les tsunamis, qui ne sont pas nécessairement corrélés au dérèglement climatique.

    En Afrique c’est la Libye qui trinque le plus. Ce pays d’Afrique du Nord, qui loge à la 4e place mondiale, a été lourdement frappé par le cyclone Daniel en 2023, lequel a provoqué 13 200 décès, affecté 1,6 million de personnes et causé des dégâts économiques estimés à 6 milliards USD…

    À lui tout seul ce cyclone a généré presque tous les drames humains et dégâts matériels ainsi que les pertes économiques en rapport avec les phénomènes météorologiques extrêmes dans ce pays entre 1995 et 2024.

    Le Mozambique (23e position mondiale) arrive en 2e position en Afrique, devant le Malawi (25e rang mondial), le Zimbabwe (34e), le Kenya (39e), Madagascar (42e), l’Éthiopie (47e), le Niger (50e) et l’Afrique du Sud (53e). Le Soudan (59e place mondiale) boucle le TOP 10 africain.

    À l’échelle de la planète, la République dominicaine occupe la tête du classement. Ce pays des Caraïbes est fréquemment martyrisé par des ouragans. En 2017 l’ouragan Maria y a semé une désolation dont le coût est évalué à 1,8 milliard USD, presque 3 fois le PIB du pays.

    La Birmanie occupe la 2e place mondiale devant le Honduras, la Libye, Haïti, la Grenade, les Philippines, le Nicaragua, l’Inde et les Bahamas. L’indice établit par ailleurs que la récurrence et l’intensité des phénomènes sont montées partout dans le monde durant les trois dernières décennies…

    Conséquences : une pléthore de catastrophes humaines et économiques. On a recensé plus de 832 000 décès et des dégâts économiques excédant 4500 milliards USD (en retranchant les effets de l’inflation) découlant directement de plus de 9700 phénomènes météorologiques.

     

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