Les ressources hydriques stockées dans les barrages tunisiens ont dépassé le seuil d’un milliard de mètres cubes, un niveau que le pays n’avait pas atteint depuis plusieurs années. C’est ce qu’a affirmé Chokri Dajbi, président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche de Béja, dans une déclaration au correspondant de Tunisie Numérique dans la région.
Selon lui, cette évolution traduit une amélioration sensible de la situation hydrique, après une longue période marquée par la sécheresse.
Des précipitations exceptionnelles à Béja en janvier
Chokri Dajbi a précisé que les récentes pluies ont concerné l’ensemble du pays, avec une intensité particulière dans le gouvernorat de Béja. Les quantités enregistrées ont dépassé 200 % des moyennes habituelles durant le mois de janvier, notamment dans les délégations de Medjez el-Bab et Goubellat.
Il a souligné que ces précipitations importantes ont été accompagnées du ruissellement des oueds, ce qui a eu un impact très positif sur les grandes cultures et les arbres fruitiers.
Recharge de la nappe phréatique et amélioration des barrages
Le responsable syndical a indiqué que ces pluies ont permis une recharge significative de la nappe phréatique. Il a notamment relevé que l’oued Sidi El Baraq a atteint un niveau record, inédit depuis 2019.
Il a également confirmé une amélioration notable du niveau du barrage de Kasseb, supérieure à celle enregistrée l’année précédente, ainsi qu’une situation plus favorable au barrage de Sidi Salem, qui reçoit actuellement entre 8 et 10 millions de mètres cubes d’eau par jour.
Appel à une gestion rationnelle de l’eau
Chokri Dajbi a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de préserver les ressources hydriques et de veiller à leur bonne exploitation, en particulier dans les zones irriguées et pour les grandes cultures agricoles, afin de tirer pleinement profit de cette amélioration conjoncturelle.
Des perspectives encourageantes pour l’agriculture
Cette hausse du stock d’eau constitue un signal positif pour le secteur agricole, dans un contexte marqué par l’urgence de sécuriser les ressources hydriques et de garantir la durabilité de la production agricole, après plusieurs années de pressions climatiques et de déficit pluviométrique.
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