Avec sa disparition c’est une partie de la Libye qui meurt, une de plus, dans ce pays qui se débat dans une crise endémique et que rien ne semble pouvoir ramener sur les rails depuis la fin tragique du Guide Mouammar Kadhafi. Son fils, Seif al-Islam, tombé sous les balles de 4 assaillants mardi dernier, a été inhumé ce vendredi 6 février à Bani Walid, dans l’ouest du pays…
Dans ce fief des soutiens du régime de son papa les habitants ont manifesté massivement avant des funérailles étroitement surveillées par la Police. Des milliers de personnes, dont la plupart ont débarqué la veille, ont assisté aux obsèques dans cette ville nichée à 170 km au sud de la capitale, Tripoli.
Le ministre de l’Intérieur, Imad Trabelsi, avait donné hier jeudi des « instructions » aux forces de l’ordre locales pour « assurer la sécurité des funérailles« .
Avant la prière du vendredi, des manifestants ont défilé dans les rues de Bani Walid, arborant le drapeau vert de la Libye de Kadhafi et des portraits du « Guide de la Révolution » et de son fils Seif. Ils ont crié des slogans pro-Kadhafi, en jurant que « le sang des martyrs n’a pas coulé en vain« . Tout cela n’augure rien de bon dans un pays sinistré politiquement et sur le plan sécuritaire, sans parler du naufrage économique.
Bani Walid, qui abrite 100 000 habitants, est le fief de la très influente tribu des Werfalla, résolument dans le camp du colonel Kadhafi. À chaque anniversaire de son putsch du 1er septembre 1969 la ville se pare des drapeaux verts et les habitants défilent dans les rues avec son portrait.
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