Politique

Lutte contre le coronavirus : La stratégie tunisienne a été payante malgré les couacs

Les chiffres le confirment, de façon qui ne laisse aucun doute, la stratégie choisie et mise en place, de façon très précoce, par la Tunisie, pour combattre l’épidémie du coronavirus  a été payante. Ces chiffres témoignent de l’efficacité de cette stratégie de préparation qui a été mise en place du temps de l’ancienne équipe gouvernementale.

Par chiffres, on entend les derniers communiqués par le ministère de la santé qui montrent que sur les 89 cas avérés d’infection, en Tunisie, 60 sont importés, et seuls 29 ont été infectés en Tunisie, dont la majorité par des personnes venues de l’étranger.

Ces chiffres, et notamment celui des 29 cas locaux témoignent que les autorités sanitaires ont réussi à freiner de façon considérable, la circulation du virus dans le pays.

Et sans les quelques dérives qui ont fait dévier la stratégie initialement mise en place, la situation aurait été beaucoup moins grave.

Le malheureux dans l’histoire, c’est que les dérives qui ont conduit à la détérioration de la situation épidémiologique, nous les devons à nos éminents politiciens qui ont tenu, à tout prix, à interférer dans cette guerre qui ne les concernait nullement. Et les décisions qui ont conduit à ces dérives avaient, toujours, des soubassements, politiques de bas niveau.

Et la plus grave de ces décisions, en termes de conséquences désastreuses, restera sans aucun doute, celle prise par les autorités, quand elles ont cédé à la pression de certains élus locaux, qui se reconnaitront, et qui se sont interposés à la mise en quarantaine des individus revenant des zones endémiques, dans des structures se situant dans leurs « Emirats ».

Ce qui a conduit l’Etat qui voulait faire preuve de sa force et de son intransigeance pour préserver la santé et la vie des citoyens, à faire machine arrière, et à laisser tomber la décision des placements en quarantaine, pour recourir à la sotte idée de demander aux gens de s’auto-confiner chez eux. Et, maintenant, avec le recul, tout le monde connait les conséquences désastreuses que cette déviation a eues.

Et ce n’est pas tout. Car nos éminents politiciens n’ont pas l’intention de lâcher le coup, et veulent, d’une façon ou d’une autre s’attribuer, ne serait-ce qu’en partie, le mérite de cette lutte contre le virus. Mais ils ne savaient pas qu’à la place du mérite, ils vont avoir leur part de responsabilité dans la dégradation de la situation. En effet, chaque politicien de son côté veut y mettre son grain de sable, et prétend donner des leçons à son monde, et faire des propositions aussi débiles qu’inutiles. Et ces propositions sont, malheureusement reprises par les citoyens, et le plus beau c’est qu’elles finissent par être mises à exécution par les hautes autorités du pays. De façon à ce que la plupart des décisions prises, ces dernières semaines, ont été le plus souvent inutiles, voire intempestives, ce qui a fini par ébranler la stratégie nationale et bousculer son calendrier, qui se devait de coller le plus possible à l’évolution de la situation mondiale et locale.

Et, par ailleurs, ces décisions hésitantes et titubantes ont fini par faire perdre la confiance des gens en les décideurs. Ce qui a donné cet aspect inédit, nulle part ailleurs, d’une population qui observe un comportement suicidaire, souvent, juste pour contrer les décisions de l’Etat.

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