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Ajouter TN en tant que source préférée sur GoogleWajih Mesfar, Porte-parole et président de la Chambre des artisans bijoutiers de Sfax, a indiqué, dans une déclaration à Tunisie Numérique, que les prix de l’or restent quasiment stables par rapport aux niveaux enregistrés la semaine dernière, soulignant que le cours de l’once sur le marché international se maintient autour de 4 308 dollars.
Wajih Mesfar a précisé que le prix du gramme d’or neuf 18 carats s’est établi, la semaine dernière, autour de 409 dinars, après avoir enregistré une hausse avant de revenir à ce niveau. Le gramme d’or 18 carats (cassé) s’est, pour sa part, négocié entre 300 et 305 dinars sur le marché tunisien.
Concernant l’or 24 carats, le prix du gramme d’or neuf s’est établi autour de 412 dinars. Selon Wajih Mesfar, ce niveau dépasse le cours de l’or sur le marché international, une situation qu’il attribue à la pénurie de matière première destinée à la fabrication. Il a rappelé que l’État, à travers la Banque centrale de Tunisie (BCT), demeure l’unique fournisseur de l’or destiné à la fabrication sur le marché tunisien.
Le gramme d’or de récupération 9 carats cassé s’est, quant à lui, négocié autour de 140 dinars, tandis que le gramme d’or neuf de même titre s’est situé entre 210 et 220 dinars.
S’agissant de l’argent, Wajih Mesfar a indiqué que le cours de l’once atteignait 68 dollars sur le marché international, contre environ 6 dinars le gramme sur le marché tunisien.
Le président de la Chambre des artisans bijoutiers de Sfax a par ailleurs souligné que les prix des bijoux peuvent varier d’une région à l’autre, en fonction des spécificités du marché local, du prix d’approvisionnement en or ainsi que d’autres facteurs liés à l’activité de fabrication et de bijouterie. Ces éléments peuvent expliquer les écarts de prix observés entre les différentes régions.
Ralentissement saisonnier et pénurie de matière première
Concernant l’activité du marché, Wajih Mesfar a indiqué que cette période de l’année, qui s’étend de septembre à la fin de l’année, est généralement marquée par un ralentissement de l’activité, estimant qu’il s’agit d’un phénomène saisonnier normal.
Il a toutefois souligné que la forte pénurie d’or destiné à la fabrication en Tunisie s’explique par le fait que les fabricants ne reçoivent pas l’intégralité des quotas mensuels qui leur sont attribués. Il a précisé qu’à fin septembre, les artisans et fabricants n’avaient pu obtenir que cinq quotas sur les neuf quotas mensuels prévus, soit un approvisionnement à raison d’un quota tous les deux mois. Selon lui, ce rythme ne permet pas de couvrir les besoins du marché et de répondre à la demande.
Wajih Mesfar a également souligné que l’or constitue une richesse nationale qui ne se déprécie pas, appelant à assurer un approvisionnement régulier en matière première et à renforcer les moyens mis à la disposition des artisans bijoutiers.
Il a enfin estimé que la stabilité des cours de l’or, à l’image de celle observée sur le marché au cours des années 1990, contribuerait à stabiliser le secteur, à encourager l’investissement et à offrir davantage de visibilité et de sérénité aux professionnels de la bijouterie.
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