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Ajouter TN en tant que source préférée sur GoogleSoulagement pour les automobilistes marocains, malmenés par la crise au Moyen-Orient et ses contrecoups sur le marché mondial du pétrole. Depuis ce mardi 16 juin à 00h01 les tarifs du carburant baissent. Les distributeurs ont procédé à une nouvelle révision des prix : 60 centimes de moins par litre d’essence et 40 centimes de moins pour le gasoil.
Ce repli est la conséquence directe du protocole d’accord entre les USA et l’Iran, qui déverrouillera automatiquement le détroit d’Ormuz, faisant baisser la tension sur les cours mondiaux du brut. Le Maroc, gros importateur d’hydrocarbures, applique mécaniquement ces variations sur les prix à la pompe depuis la libéralisation du secteur.
Autre fait marquant : c’est la deuxième révision d’affilé en l’espace de 15 jours, après une première réduction le 1er juin 2026. Deux bonnes nouvelles en deux semaines pour les usagers de la route, le fait est assez rare pour être souligné.
Pour un automobiliste qui fait le plein de 40 litres d’essence, l’économie excède désormais 20 dirhams en comparaison avec les tarifs de début mai dernier. Pour un conducteur de taxi, un transporteur de marchandises ou une petite entreprise ayant un parc de véhicules, le gain mensuel peut être très conséquent et peut alléger une facture énergétique qui avait tendance à s’alourdir ces derniers mois.
Rappelons que les tarifs des carburants au Maroc ne sont plus lestés par les pouvoirs publics depuis janvier 2015. Ils sont directement étalonnés sur les marchés internationaux, avec des révisions généralement mensuelles menées par les sociétés de distribution comme Afriquia (la société du Premier ministre Aziz Akhannouch), Vivo Energy, TotalEnergies et leurs concurrentes, dans un cadre normatif défini et surveillé par le ministère chargé de l’Énergie.
Mais cette libéralisation et son corollaire, l’ajustement automatique des prix, ne vont pas de soi, ils reviennent souvent dans le débat public marocain. Quand les prix mondiaux montent, les tarifs à la pompe flambent rapidement ; alors quand ils reculent à l’international les consommateurs exigent que les réductions locales aillent aussi vite que les majorations. Si on s’en tient aux 15 derniers jours les choses vont dans le sens des doléances des automobilistes, au grand bonheur des associations de consommateurs.
La tendance à la baisse observée sur le marché mondial pourrait maintenir son cap si les derniers développements géopolitiques continuent dans la même dynamique dans la région du Golfe persique. Les experts suspendent leur jugement et attendent de voir. Les marchés pétroliers restent foncièrement volatils et on n’est pas à l’abri d’un rebondissement qui fera voler en éclats les certitudes du président américain.
Pour l’instant les automobilistes marocains sont loin de ces considérations, ils goûtent à leur bonheur ce mardi matin, après des mois de calvaire.
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