Culture

Marsa : indignation après le saccage d’un atelier de peinture pour enfants au parc Essaâda

    Un acte de vandalisme survenu au parc Essaâda, à La Marsa, a suscité une vague d’indignation et de tristesse parmi les habitants. L’atelier de peinture pour enfants, un petit espace pédagogique géré avec passion par Mme Hayet, a été retrouvé samedi matin totalement saccagé, cambriolé et laissé sens dessus dessous par des individus toujours non identifiés.

    Comme chaque samedi, les enfants étaient censés retrouver leur activité artistique à 10h, encadrés par une professeure connue pour sa gentillesse et son dévouement. Mais à leur arrivée, les parents ont découvert un spectacle désolant : matériel détruit, objets jetés au sol, traces d’effraction et cabanon entièrement ravagé.

    L’émotion a été d’autant plus forte que rien, dans cet espace destiné aux enfants, ne semble avoir de valeur marchande susceptible de motiver un cambriolage. Des pinceaux ? Des petits tableaux réalisés par les élèves ? Des tubes de peinture acrylique ? La scène laisse perplexe et renforce le sentiment d’absurdité et de violence gratuite.

    Les témoignages des riverains évoquent un parc de plus en plus fréquenté la nuit par des groupes consommant de la drogue et commettant des dégradations, dans une zone où la présence sécuritaire est jugée insuffisante. De nombreux habitants dénoncent un manque de surveillance alors même que l’atelier se trouve juste en face de la salle des fêtes de la municipalité.

    Pour Mme Hayet, connue pour sa gentillesse, sa passion pour l’art et son engagement auprès des enfants de La Marsa, le choc est immense. Son atelier, transformé en ruine en quelques minutes, est un symbole de ce que beaucoup ressentent : l’abandon progressif d’un espace public pourtant pensé pour les familles et les activités culturelles.

    Les habitants appellent désormais à un sursaut. Ils demandent une réaction ferme, l’identification et la sanction des responsables, ainsi qu’un renforcement immédiat de la sécurité dans le parc Essaâda afin d’éviter que ces actes ne se répètent dans d’autres lieux de la Marsa.

    L’atelier de peinture, véritable bulle de créativité et de douceur pour les enfants, se retrouve ainsi au cœur d’un débat plus large sur la sécurité, la protection des espaces culturels et la responsabilité des autorités locales.
    Pour les parents et les riverains, un seul mot d’ordre : soutenir Mme Hayet et sauver cet espace qui faisait rayonner la Marsa par l’art et l’innocence de ses enfants.

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