Mehdi Ben Gharbia conspué à Bizerte lors du congrès de création de l’Association des prisonniers politiques

Mehdi Ben Gharbia élu PDP à l’Assemblée constituante a été conspué et empêché de prendre la parole, dimanche 19 février 2012 à Bizerte, lors du congrès constitutif de l’Association des prisonniers  politiques de la région.

Selon des témoins présents, dès les premiers mots de M. Mehdi Ben Gharbia à la tribune, un grand désordre s’est installé dans la salle et des prisonniers politiques présents lui ont demandé de descendre de la tribune.

Cette prise de parole a été considérée par certains comme une provocation à l’égard des prisonniers politiques.

M. Ben Gharbia qui est vice-président de la commission des martyrs et des blessés de la Révolution et membre du comité d’activation  de l’amnistie générale et ancien prisonnier politique était à ce titre parmi les invités à ce congrès constitutif.

Dans une déclaration à la presse, à la suite de cet incident, M. Ben Gharbia a expliqué que lorsqu’il était venu, il a trouvé que Samir Dilou ministre de la Justice transitionnelle était en train de s’exprimer et qu’il a soulevé des aspects politiques dans son discours.

Il a précisé avoir dit dans son intervention être venu assister à une rencontre de militants des droits de l’homme et non pas dans une réunion politique  ni d’un parti politique ni pour écouter des diatribes contre des milliers d’anciens prisonniers politiques.

M. Ben Gharbia a indiqué aussi avoir insisté pour prendre la parole afin de leur expliquer qu’il existe une commission à l’Assemblée constituante avec pour mission de leur faire recouvrer leurs droits aux prisonniers politiques, pour les dédommager moralement pour l’oppression subie et matériellement pour les années passées en prison ayant brisé leurs années de jeunesse, leurs études et leurs avenirs.

Il a appelé à ce sujet, à ne pas politiser le dossier des prisonniers politiques, affirmant que ce ne sont pas uniquement les gens d’Ennahdha qui sont concernés même s’ils constituent la majorité mais qu’il en existe de tous les courants politiques et qui ont également le droit d’être dédommagés par l’État tunisien.

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