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Métro léger de Tunis: Le cri de détresse d’un conducteur!

zakata“Réclamez-vos droits!, la situation ne peut pas durer!” Ce cri de détresse lancé à travers les haut-parleurs des rames de la  locomotive n’émane pas d’un voyageur du métro mais du conducteur lui même lassé par les multiples blocages dans les stations en raison du surnombre des voyageurs et l’impossibilité de fermer les portes du métro.

Signé d’impuissance,  il a laissé tomber: “Je ne suis qu’un simple conducteur!”. Les paroles ont résonné dans les oreilles des voyageurs du métro bondé. Incrédules et abasourdis par ce qu’ils viennent t’entendre. Ils se regardaient les uns les autres pour s’assurer dans le regard s’il ne s’agit pas d’une hallucination. Mais c’était la réalité amère qu’ils venaient d’entendre.

Des anomalies dans l’organisation du métro

Quelque chose cloche dans cette confusion qui caractérise souvent les transports publics en particulier le métro. Les retards sont fréquents et le rames sont toujours surchargées de voyageurs.

Le désordre est total. Cet aveu d’impuissance du conducteur dévoile que cette situation est anormale. Le conducteur connaît certainement quelque chose que les usagers du métro ignorent.

Déjà assez secoués en cette matinée pluvieuse du lundi 09 janvier, les voyageurs qui ont perdu depuis plus d’une demi heure l’espoir d’arriver sur leur lieu de travail à l’heure n’en revenaient pas.

Il s’agit du métro no 5 qui relie l’Itilaka à la station de la République puis après vers Barcelone ou TGM.

Il aura fallu plus d’un quart d’heure pour que le métro arrivé en retard d’une demi heure au terminus Intilaka, ne se lance pour déverser la cohorte de travailleurs arrivés plutôt comme d’habitude pour se rendre  sur leurs lieux de travail.

Des bousculades, des prises de becs entre usages et autres empoignades ont déjà chauffé à blancs les voyageurs devenus sur leurs nerfs.

On savait que c’était lundi et ce jour là marque le début de la semaine et constitue un parcourt de combattant pour tous les usagers du métro.

C’est comme si durant dimanche le pays s’était arrêté et que lundi matin il devait reprendre vie. Cela se traduit par de longs retards et une cohue-bohue indescriptible.

Chaque semaine, la même scène se répète au grand dam des voyageurs qui ne savent à quel saint se vouer, contraints de se résigner à leur triste sort.

Les jours de pluies constituent un autre motif de retard et de perturbation des lignes de métro transformant la vie des usagers en un enfer.

C’est le simple usager qui souffre

Qui prendra la défense de ces simples ouvriers et ouvrières qui se lèvent tous les jours à l’aube pour emprunter le métro afin d’aller à la quête du pain quotidien de leurs enfants. Personne! Sinon il faut s’en remettre à la fatalité.

Le personnel du métro notamment les conducteurs sont syndiqués et ils ont démontré par le passé la solidarité entre eux. Combien de grèves ont été déclenchées pour défendeur un collègue impliqué dans un accident et qui devait faire face à la justice. Des protestations qui ont laissé sur la route des centaines de travailleurs qui doivent se débrouiller seuls pour se rendre à leur travail.

Quid des avertissements et sermons de leurs patrons ou des risques de prendre leurs emplois. C’est aux usagers de subir.

Des malades qui avaient des rendez-vous avec des médecins  dans les hôpitaux publics les ont ratés à cause de ces grèves. Des rendez-vous comme on le sait sont souvent fixés des mois auparavant et il en faut beaucoup de temps pour en obtenir.

La mission de service public

Quel gâchis! Pourtant ces compagnies publiques de transport s’acquittent d’une noble mission celle d’assurer le déplacement des citoyens et contribuer à leur rendre service. Une mission que le personnel du métro ne doit pas perdre de vue.

Des responsables de TRANSTU on beau déclaré que ce sont les intersections et les voies de rails du métro qui sont en cause mais ces explications ne tiennent pas la route.

En effet, si on admet que celui puisse avoir des incidences sur le transport du métro aux heures de pointe, ce la ne peut aucunement avoir la portée sur le désordre ambiant que l’on voit aujourd’hui.

Il s’agit, en fait, d’un manque de volonté du personnel et de la direction de la TRANSTU qui ne s’acquittent pas de leur travail comme il faut.

Il arrive que lorsque la volonté existe, les voyages en ce moment là sont bien organisés et la fréquence du métro  est régulière, éliminant  tous les dysfonctionnements qui surviennent.

Dans ces temps de prise de conscience , on constate que les métros fonctionnent à merveille et rendent services aux usagers. Malheureusement cette situation ne dure pas au delà de deux ou trois jours avant que l’habitude du désordre ne prend le dessus.

Et comme on dit:”Chassez le naturel , il revient au galop”.

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