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Migrants tunisiens en France : une “chasse à l’homme”

Sur les 25.000 Tunisiens qui ont quitté leur pays pour se rendre clandestinement en Italie, seuls quelques centaines sont arrivés en France et leur sort est loin d’être tranché.

Depuis mardi, plus d’une centaine de réfugiés, possédant des titres de séjours temporaires, ont été arrêtés. Ils sont environ 120 avoir été arrêtés (princi­palement à la porte de la Villette et en Seine-Saint-Denis), puis relâchés avec des avis de reconduite à la frontière, ou simplement expulsés vers l’Italie. Une situation que dénoncent des associations d’aide aux migrants, réunies jeudi à l’appel de la Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR).

“C’est une véritable chasse à l’homme. Mercredi, la police a entouré des estafettes des Restos du Cœur venues ap­porter de la nourriture à des migrants affamés et ils leur ont sauté dessus”, raconte Omeyya Seddik, responsable de la FCTR. “Alors que les migrants ont besoin de logements, de manger et de se soigner, les autorités les harcèlent pour qu’ils rentrent.”

Sous couvert d’anonymat, un jeune présent mardi lors d’une arrestation déclare avoir “l’impression d’être chassé comme une proie” et d’être arrêté sur un principe racial. “Ils n’ont même pas pris le temps de vérifier les titres de séjours, on est Tunisiens, donc ils embarquent.”

Des “rafles” qui compliquent le travail des associations humanitaires. “Les migrants commencent à se disperser par peur, il devient difficile de leur venir en aide”, poursuit Seddik. Les associations parisiennes ont par ailleurs demandé jeudi l’ouverture d’un centre d’accueil d’urgence afin de “résoudre au plus vite la crise humanitaire.”

A Paris, les interpellations ont eu lieu vers 21 heures selon une association, alors qu’un repas chaud était distribué aux migrants par la Croix Rouge. Entre «100 et 200 jeunes migrants», selon Omeyya Seddik, administrateur de la Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), étaient présents. Les forces de police les ont laissé manger, mais ensuite «ont embarqué presque tout le monde». La préfecture de police a confirmé les interpellations, sans préciser de le nombre de personnes concernées. Omeyya Seddik a ajouté que d’autres opérations avaient également eu lieu mercredi soir «à Jaurès, Stalingrad et Pantin».

Source : metrofrance.com + leparisien.fr

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