Moncef Marzouki, nouveau président de la République tunisienne

Parmi les dix candidats ayant déposé leurs candidatures pour le poste de président de la République tunisienne, la victoire était en faveur de l’unique candidat  retenu , il s’agit  de Moncef Marzouki, candidat du parti du Congrès Pour la République, et derrière lui la Troika: Ettakatol, le CPR et Ennahdha. Il a été élu avec 153 voix pour,3 contre et 44 votes blancs et 02 abstentions.

Les partis de l’opposition au sein de l’Assemblée Constituante se sont réservés de présenter leurs candidatures pour le poste de président de la République puisque le “président a été démuni de tout pouvoir, au vu du texte portant organisation provisoire des pouvoirs publics” ont-ils souligné.

Une élection sans concurrence  ni suspens, reste à espérer que la Tunisie verra des jours meilleurs.

Biographie de Moncef Marzouki

Moncef Marzouki, de son nom complet Moncef Ben Mohamed El Bedoui Marzouki, né le 7 juillet 1945 à Grombalia, est un homme politique, écrivain et médecin tunisien.

Jeunesse et débuts

Docteur en médecine de l’Université de Strasbourg en 1973, ancien interne des hôpitaux et assistant à la faculté de médecine de Strasbourg, il est spécialiste en médecine interne, neurologie et santé publique. De 1981 à 2000, il est professeur en médecine communautaire à l’Université de Sousse en Tunisie.

Il débute son engagement en faveur des droits de l’homme en 1980 en entrant à la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH). En 1985, il est élu par le troisième congrès comme membre de son comité directeur puis, en 1987, désigné au poste de vice-président chargé de l’éducation du public et de la formation des militants. En 1989, il est élu à l’unanimité comme président de la LTDH. Toutefois, le 14 juin 1992, l’organisation est dissoute suite à son opposition à une nouvelle loi sur les associations. Marzouki constitue alors en 1993 le Comité national pour la défense des prisonniers d’opinion qui est déclaré illégal. La LTDH est finalement légalisée à nouveau en mars 1993 mais, face aux pressions diverses, Marzouki annonce lors du congrès tenu en février 1994 sa décision de ne plus briguer aucune fonction au sein de l’organisation.

Carrière politique

Il décide de présenter sa candidature à l’élection présidentielle du 20 mars 1994. Pourtant, il ne parvient pas à réunir le nombre nécessaire de signatures requises afin de participer à l’élection et sera même plus tard emprisonné et interdit de passeport. De 1989 à 1997, il est également membre du comité directeur de l’Organisation arabe des droits de l’homme basée au Caire et membre actif de la section tunisienne d’Amnesty International. Il est désigné président de la commission arabe des droits de l’homme entre 1996 et 2000 et porte-parole du Conseil national pour les libertés en Tunisie, poste qu’il occupe du 10 décembre 1998 au 16 février 2001.

Il préside depuis le 25 juillet 2001 le Congrès pour la république, parti qu’il a fondé et qui n’est pas reconnu par les autorités tunisiennes avant la révolution tunisienne. Le 17 janvier 2011, Marzouki annonce sa candidature à la présidentielle et rentre de son exil le lendemain. Le 8 mars, la légalisation de son parti est annoncée.

Lors de l’élection de l’assemblée constituante du 23 octobre 2011, premières élections libres organisées depuis l’indépendance, son parti obtient la seconde place en nombre de sièges, derrière le parti islamiste Ennahdha. Lui-même est élu dans la circonscription de Nabeul 2. Il est candidat à la présidence de la République à la suite de cette élection.

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