Economie

Nécessité d’instaurer un dialogue social au sein des entreprises tunisiennes

“L’instauration d’un véritable dialogue au sein de chaque entreprise, est la meilleure solution, pour améliorer le climat social en Tunisie, développer la compétitivité des sociétés et partant relancer l’économie nationale”, a indiqué le président du Centre des jeunes entrepreneurs « CJE », Abdelaziz Darghouth.

La négociation sociale, a estimé M. Darghouth, dans un entretien avec l’agence TAP, doit se faire au niveau de chaque entreprise pour identifier les besoins des travailleurs et leur trouver les solutions adéquates, précisant que l’adoption de cette culture nécessite d'”éduquer autant les employeurs que les employés”.

“Nous avons besoin d’une culture de la performance globale, qui pousse toute l’entreprise vers la réussite commerciale”, a affirmé le président du CJE, relevant que si” tout le monde y participe, tout le monde doit en tirer profit”.

Il a ajouté  dans ce sens qu'”il est possible de développer à la fois, l’entreprise et les salaires”, avançant que “les augmentations salariales sont nécessaires, pour motiver les gens et améliorer leur productivité”.

Il importe, selon lui, “de favoriser l’émergence d’une culture d’appartenance et d’identification à l’entreprise, en développant un encouragement “moral” aux travailleurs. La manière de se comporter avec ces derniers doit être gratifiante pour eux”.

Parallèlement, il faut développer le “côté matériel” par “l’amélioration des conditions de travail au sein de l’entreprise (équipements, formationà), ce qui permet de gagner le respect des employés et d’obtenir une meilleure productivité”, a-t-il poursuivi.

Le président du CJE a recommandé à «l’Etat d’établir un agenda de négociations à l’intérieur des entreprises entre les différentes parties (employeur, cadres et employés) », mettant l’accent sur l’importance d’adopter, à ce niveau, une stratégie gagnant-gagnant qui est “la meilleure manière de développer l’économie et de faire gagner tous les intervenants (employeurs et employés, actionnaires )”.

Avant la révolution tunisienne, “certains chefs d’entreprises manipulaient à leur guise les ressources humaines, ce qui a généré de la peur et une soumission chez les employés pendant des années. Ce cumul a été à l’origine des sit-in sans fin qu’a connus le pays”, a affirmé M. Darghouth.

Il a ajouté que le climat social actuel balise le terrain pour une nouvelle étape de conciliation, indiquant qu’hommes d’affaires et politiciens sont appelés à bien évaluer la situation et l’état de l’économie tunisienne, en vue d’identifier ce qu’il faut réformer immédiatement et ce qu’il faut modifier à long terme.

“Il faut comprendre que l’entreprise est aujourd’hui dans une situation fragile du fait de l’accroissement des revendications. Une amélioration de la compétitivité de l’entreprise passe par l’amélioration du climat social mais des demandes exagérées peuvent mener à sa fermeture pure et simple”, a conclu le président du CJE

(Rédaction Agence TAP)

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