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Nouvelle Fatwa wahabite contre la femme Tunisienne

Ce n’est plus un secret pour personne, la liberté dont jouit la femme en Tunisie et les ambitions que lui nourrissent les autorités du pays dérangent les charlatans qui pilulent dans le monde musulmans et qui croient détenir la “Vérité absolue”.

Le plus révoltant est que ces apprentis prédicateurs qui distribuent les fatwa  à tout bout de champ, n’ont pour  sujet de prédilection que la femme qu’ils veulent voir maintenue, coûte que coûte, dans un statut inférieur, étant donné qu’il ne peuvent maîtriser ni leur libido ni leurs basses pulsions.

La dernière sortie en date en la matière est une fatwa prononcée par un prédicateur wahabite dans laquelle il interdit aux musulmans de se marier avec des tunisiennes les considérant comme des mécréantes.

Mohamed Salah Al Monjed, est son nom, il a divulgué sa fatwa ridicule dans le journal égyptien al Badhil, affirmant que “la femme tunisienne incarne le péché. Elle est l’image même de la mécréante et c’est pour ça que le musulman ne doit pas la prendre pour épouse”.

Continuant sur sa lancée, cet énergumène a ajouté que “les femmes tunisiennes sont trop bavardes et posent des conditions insupportables”, selon le site algérien focus.com qui a rapporté certains extraits de l’entretien.

Selon ce site, le prédicateur s’en est  pris aux droits dont jouissent les tunisiennes dans le code du statut personnel dont il a fustigé les dispositions comme étant des lois frôlant la mécréance.

Énumérant certains droits de la femme tunisienne, l’illuminé a indiqué que “les tunisiennes ont le droit d’avorter. Elles ont également le droit d’adopter et leur statut interdit la polygamie”. La traitant de femme mécréante parce qu’elle ne s’est pas soulevée contre le code du statut personnel après la mort du président Habib Bourguiba, père de l’indépendance et bâtisseur de la Tunisie moderne.

Pour corser le tout, le charlatan wahibite reproche aux femmes tunisiennes de célébrer les anniversaires et toutes les autres fêtes non-musulmanes, a rapporté le site algérien qui n’a pas manqué de tourner en ridicule ce prédicateur en qualifiant cette interview de “Crazy fatwa”.

Il est heureux que ce pseudo érudit musulman ignore encore que la tunisienne a le droit, aujourd’hui, de se marier à un non musulman, que l’égalité avec l’homme est inscrite dans la constitution et qu’une commission se penche actuellement sur les possibilités d’établir l’égalité de l’héritage entre l’homme et la femme, sinon il serait tombé en syncope.

 

 

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