S&P Global Ratings anticipe une année favorable pour le secteur bancaire africain en 2026.
Les conditions économiques et financières soutiennent la croissance des prêts et l’amélioration de la qualité des actifs dans la plupart des pays couverts par l’agence. L’agence prévoit une expansion économique plus soutenue dans cinq pays principaux où opèrent 22 banques notées : Égypte, Maroc, Nigeria, Afrique du Sud et Tunisie.
Croissance économique et prêts en hausse
Une croissance robuste se dessine en Égypte, au Maroc et au Nigeria, grâce aux réformes économiques, aux investissements dans les infrastructures et à la consommation en hausse. En Afrique du Sud, une reprise modérée émerge, tandis qu’en Tunisie, l’absence de réformes notables pèse sur les perspectives.
Les banques compensent la baisse des taux d’intérêt par des volumes de prêts accumulés et des pertes sur crédits réduits. La diversification des modèles d’affaires stabilise les profits, notamment en Afrique du Sud. Les dépôts clients restent la source principale de financement, avec des différences de rentabilité selon les pays : résiliente au Maroc et en Afrique du Sud, en légère baisse au Nigeria et en Égypte, stable en Tunisie malgré des inefficacités structurelles.
Qualité des actifs et notations en progression
La qualité des actifs se stabilise ou s’améliore légèrement dans l’ensemble du continent. Une inflation et des taux d’intérêt plus bas renforcent le revenu disponible des ménages et leur capacité de remboursement. Au Nigeria, les prêts en devises étrangères et exposés aux hydrocarbures restent sensibles aux fluctuations énergétiques et monétaires.
Environ 50% des 22 banques affichent une perspective positive, notamment au Nigeria et en Afrique du Sud. S&P a relevé les notations de dix établissements sur l’année écoulée, les scores variante de « BB » pour les grands groupes sud-africains comme Nedbank et FirstRand à « CC » pour une petite banque nigériane en difficulté de capitalisation.
Les banques tunisiennes voient leur croissance de crédit limitée à 3% par an, alignée sur un PIB à 1,7%, avec une rentabilité modérée autour de 11% de retour sur fonds propres. La dette publique et les chocs externes comme les prix du pétrole influencent cette trajectoire fragile.
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