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Position de la Russie par rapport aux événements actuels dans le monde

Position de la Russie par rapport aux événements actuels dans le monde

Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères s’est exprimée dernièrement par rapport les événements actuels dans le monde.

La situation en Syrie

La dynamique de l’évolution de la situation en Syrie est jugée positive et la situation dans les zones de désescalade est jugée stable. La Russie considère que le gouvernement syrien continue d’entreprendre des démarches pour normaliser la situation dans le pays et améliorer la situation humanitaire de la population qui a souffert de ce conflit.

Avec le soutien du Centre russe pour la réconciliation des belligérants, il a été possible d’organiser plusieurs visioconférences avec la participation de gouverneurs de plusieurs provinces du sud de la Syrie et de représentants des territoires contrôlés par des groupes armés non extrémistes. Dans le cadre d’un dialogue qualifié de constructif sont évoquées des questions concrètes relatives au rétablissement de la vie pacifique, à la mise en route des sites d’infrastructure, y compris d’approvisionnement en électricité et en eau, au règlement d’autres problèmes, notamment la préparation de la nouvelle année scolaire.

Après les accords conclus entre les militaires russes et les représentants du groupe Jaych al-Tawhid sur le déblocage de la route Damas-Homs et le déploiement dans la commune de Telbis des unités de police militaire russe, une scission s’est produite dans les rangs de groupes armés illégaux de cette localité.

Conservant l’initiative stratégique sur tous les axes principaux, l’armée syrienne continue de repousser les combattants de Daech et du Front al-Nosra.

Dans la province de Homs, les forces gouvernementales éliminent successivement un grand groupe de combattants de Daech encerclés près de la ville d’Aqerbat. L’offensive en direction de Deir ez-Zor se poursuit avec succès.

Dans le même temps, des informations alarmantes nous parviennent. Selon les informations russes, le groupe armé Shabab al-Sunna a accès à l’arme chimique. Actuellement, dans les entrepôts de ce groupe à Bosra al-Cham dans la province de Deraa, se trouvent plusieurs missiles chargés de substances toxiques. Les combattants comptent utiliser cette arme dans une commune de la province de Deraa, très probablement à Hiran, Nawa, Inkhil, Jamila, Tafas ou Deira, pour accuser, comme toujours, les forces gouvernementales d'”attaque chimique” contre la population civile.

Des combats de position ont lieu à Raqqa. Les Forces démocrates syriennes n’ont pas réussi à avancer significativement dans les quartiers centraux de la ville. L’aviation de la “coalition internationale anti-Daech” menée par les USA soutient activement les troupes kurdes dans les airs. Dans le même temps, il est très regrettable que leurs frappes tuent non seulement des terroristes, mais également des civils. Un hôpital civil a été une nouvelle fois touché récemment.

Sur la situation à la frontière libano-syrienne

Moscou salue l’opération antiterroriste récemment organisée par les forces libanaises et syriennes avec le soutien du Hezbollah pour expulser les terroristes de Daech, du Front al-Nosra et d’autres groupes affiliés des régions difficiles d’accès à la frontière libano-syrienne

Sur la situation financière de Daech

La Russie considère que le soutien matériel significatif apporté à Daech a malheureusement été en grande partie, et pendant des années, un gage de sa progression.

Les pertes subies par le groupe terroriste Daech en Syrie et en Irak ont considérablement réduit ses capacités à générer du profit, notamment de la vente d’hydrocarbures. Ainsi, l’opération de l’aviation russe en Syrie depuis septembre 2015 a permis de détruire plus de 15.000 sites de Daech et du Front al-Nosra, y compris plus de 200 sites d’exploitation de pétrole et de gaz, 176 raffineries, 112 stations de pompage de carburant et près de 4.000 camions citernes. En 2016, le “budget” de Daech a reçu 200-250 millions de dollars grâce à la vente de pétrole et de produits pétroliers. Ce chiffre est largement inférieur à celui de l’an dernier – il s’agissait alors de plus d’un milliard de dollars. Dans les conditions d’une lutte déterminée de la communauté internationale en Syrie et en Irak, l’État islamique s’adapte: il augmente ses revenus grâce aux “taxes” sur les territoires contrôlés et aux extorsions, aux kidnappings afin de réclamer une rançon, il élargit le trafic d’objets anciens, d’organes, il reçoit des revenus des investissements directs dans les compagnies de pêche en Irak et en jouant sur le marché boursier. Pendant le plénum du Service fédéral russe pour le suivi financier (FATF) à Paris en octobre 2016 ont été rendues publiques les tentatives de Daech d’investir de l’argent dans le bâtiment en Allemagne, ainsi que dans l’immobilier en Europe, aux USA, notamment à New York, et en Turquie

Maria Zakharova fait référence à un reportage des correspondants de VGTRK sous la direction du correspondant russe Evgueni Poddoubny, qui travaille actuellement en Syrie. Les images ont été diffusés la télévision par la chaîne Rossiya 24, ainsi que sur internet. Les informations qui doivent être minutieusement vérifiées par les autorités compétentes, y compris internationales montrent que la coalition américaine ne fait pas du tout ce qu’elle a annoncé – c’est-à-dire combattre les terroristes dans le sud de la Syrie – mais poursuit ses propres objectifs. L’un d’eux est la création de sa propre zone d’influence dans ce pays saigné à blanc par la lutte contre le terrorisme. Pour cela, d’après les témoins, on utilise différents instruments allant jusqu’à admettre directement la transmission d’armes étrangères aux combattants, comme cela s’est produit à la base d’al-Tanf dans le sud du pays.

Sur l’évolution de la situation au Yémen

La situation au Yémen reste extrêmement difficile. Le conflit civil sanglant perdure dans ce pays depuis plus de deux ans. La géographie des activités militaires s’élargit. Les affrontements les plus actifs se déroulent actuellement dans le centre et le sud-ouest du Yémen (les provinces de Marib et de Ta’izz respectivement), ainsi que dans les régions du nord, dont Hajjah, Saada et el-Jawf. Cela se reflète très négativement sur la situation socio-économique, déjà très grave dans le pays.

La Russie se déclare préoccupée par l’intensité des frappes aériennes de la coalition arabe contre les villes et les villages du Yémen, sachant qu’elles touchent souvent des civils. Ainsi le 25 août, suite à une nouvelle erreur technique, un site civil a été bombardé dans le sud de la capitale yéménite Sanaa, ce qui a entraîné, selon l’Onu, plus de 30 morts parmi les civils.

Moscou considère toujours qu’il n’y a pas d’alternative à la cessation la plus rapide possible de la violence dans ce pays, au règlement de tous les problèmes accumulés dans l’agenda yéménite derrière la table des négociations sous l’égide de l’Onu, dans le cadre d’un large dialogue national en tentant compte des intérêts de tous les Yéménites sans exception. Moscou juge également nécessaire de respecter rigoureusement, au Yémen, les normes du droit international humanitaire, le soulagement des souffrances des habitants de ce pays, la garantie d’un accès humanitaire sans obstacle à toutes les régions du pays. De son côté, la Russie continuera de contribuer par tous les moyens à ces efforts.

Sur l’évolution de la situation en Irak

Moscou salue les succès des forces armées irakiennes dans la lutte contre Daech. Dans le même temps, la récente libération de Tal Afar, l’un des derniers bastions terroristes en Irak, ne signifie pas que ce “mal est éradiqué avec la racine”. Encore beaucoup d’efforts seront nécessaires. Des affrontements ont lieu au nord-ouest de Tal Afar dans la localité d’al-Ayadia, la ville de Hawija reste sous le contrôle de Daech. Dans le même temps, la situation humanitaire est alarmante. Plus de 900.000 habitants de Mossoul ont dû fuir dans des régions plus sûres après le début des opérations militaires. Selon les estimations, après la libération de Mossoul près d’un quart sont revenus dans leur maison. Ils ont tous besoin d’aide.

La guerre a mis à nu un autre problème important: les enfants de la guerre. Selon le département irakien de l’Unicef, pendant l’opération de libération de Mossoul près de 3 800 enfants ont été séparés de leurs parents. La Russie tente de découvrir actuellement combien d’entre eux pourraient être russes ou d’origine russe. Au fur et à mesure de leur arrivée dans les orphelinats d’Irak se pose la question de l’identification et de la confirmation des liens de ces enfants avec les parents qui les recherchent. Le Ministère russe des Affaires étrangères travaille en ce sens en sollicitant les efforts de son Ambassade à Bagdad, du Consulat général d’Erbil, du Conseiller du Président russe et Président du Conseil auprès du Président russe pour le développement de la société civile et des droits de l’homme Mikhaïl Fedotov, de la Déléguée auprès du Président russe aux droits de l’enfant Anna Kouznetsova, et, évidemment, toutes ces actions sont entreprises en coordination étroite avec les autorités irakiennes.

La Russie soutient les démarches du gouvernement irakien pour rétablir la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays. La réconciliation nationale et l’entente inter-irakienne doit être un gage de stabilité et de développement constructif.

Sur l’évolution de la situation sur la péninsule coréenne

La Russie constate avec regret de nouvelles violations des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies par la Corée du Nord et appelle les belligérants à la retenue, à un comportement responsable, à renoncer à la rhétorique et aux actions belliqueuses. La démonstration de force actuelle ne fera que pousser la région vers un conflit armé.

Moscou note également qu’à ce jour, seules la Russie et la Chine ont avancé une initiative réaliste pour un règlement politique et diplomatique global des problèmes de la péninsule coréenne, y compris le problème nucléaire, et appelle de nouveau les parties impliquées à entamer sans attendre l’établissement d’un dialogue sans conditions préalables sur la base des propositions de la “feuille de route” russo-chinoise.

 

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