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Procès de ZABA: Enquêtes clôturées et dossiers renvoyés devant la Chambre d’accusation

Les Juges d’instruction au Tribunal de première instance de Tunis ont clôturé les enquêtes dans 22 affaires de corruption financière impliquant le président déchu, son épouse et certains de ses proches, a annoncé, hier, le représentant du ministère de la Justice, Kadhem Zine El Abidine.

Le représentant du ministère de la Justice a indiqué que sept affaires ont été, d’ores et déjà, renvoyées devant la Chambre d’accusation, en attendant de transmettre progressivement les autres affaires.
Après avoir effectué les interrogatoires nécessaires, auditionné les témoins et dressé les constats dans plusieurs domaines, la première affaire a été renvoyée devant la Chambre d’accusation, affaire dans laquelle sont impliqués le Président déchu, deux anciens ministres du Transport et de l’Industrie, un des conseillers du président et Moncef Trabelsi, a précisé le représentant du ministère de la Justice.

Les chefs d’accusation adressés aux personnes impliquées portent sur plusieurs infractions et abus de pouvoir, notamment, à travers la conclusion de marchés suspects dans plusieurs secteurs, dont, le marché du transport de produits pétroliers par voie maritime.

Le représentant du ministère de la Justice a relevé qu’une affaire, relative au Président déchu, son gendre Sakher Materi, sa fille Nessrine, l’ancien ministre de la Défense et des cadres du Gouvernement, est relative à la corruption financière et immobilière autorisée par voie de décret présidentiel émis en 2005, en vertu duquel un bien immobilier relevant du domaine public archéologique de l’Etat situé à Sidi Bou Saïd a été déclassé en domaine privé de l’Etat.

M. Kadhem Zine El Abidine a évoqué, à ce propos, le changement de la vocation du bien immobilier et sa cession par le ministère des domaines de l’Etat à l’Agence foncière de l’habitat (AFH)) avec un prix modique estimé à 104 mille 850 dinars, qui, à son tour, l’a revendu à Sakher Materi, moyennant une valeur dépassant de peu le montant précité.
La valeur marchande réelle du bien immobilier est estimée à 26 millions de dinars par les experts, a-t-il indiqué, ce qui constitue une atteinte manifeste au patrimoine archéologique et aux ressources du pays.
L’instance judiciaire, a-t-il indiqué, a ouvert une information judiciaire dans des crimes d’atteinte aux biens publics, poursuivi également leurs auteurs et engagé les procédures nécessaires afin de les poursuivre, en adressant par voie écrite, des correspondances aux autorités concernées, tels le ministère de la Culture et autres départements.

Par ailleurs, Il a également évoqué les mandats d’amener internationaux émis contre plusieurs anciens responsables, dont Saïda Agrebi.

Source: La Presse

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