Plus de 3 semaines après le déclenchement de la guerre de Donald Trump contre l’Iran on n'a pas plus avancé sur les objectifs légitimes de cette attaque et on en sait encore moins sur l'issue de ce cataclysme mondial. Ce qui se confirme de jour en jour c'est que cette aventure est tout sauf rationnelle ; tout ce chaos imposé par la volonté d'Israël - quoi qu'en disent les USA - aurait dû, aurait pu être évité si on avait continué à emprunter sagement les canaux de la diplomatie, de l'aveu du principal intermédiaire entre Trump et les Mollahs, le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr bin Hamad Al Busaidi.
Aucune des justifications avancées par Washington pour frapper Téhéran n'a résisté à l'épreuve du temps. La Maison Blanche a argué que Téhéran était à deux semaines de fabriquer une bombe atomique, alors que le renseignement américain a dit dans un rapport que l'Iran n'a pas cherché à relancer ses activités nucléaires depuis les affrontements de juin 2025...
Les USA disaient que les Mollahs fabriquaient des missiles à longue portée pour frapper le sol américain, alors que les missiles qui ont visé la base de Diego Garcia ont été délestés de leur charge pour pouvoir parcourir 4000 kilomètres. Ce n'est pas avec ces projectiles que l'Iran détruira la première puissance militaire de la planète.
Trump criait sur tous les toits qu'il était mu par la libération du peuple iranien, alors que l'armée américaine est en train de détruire toutes les structures publiques du pays et que la Maison Blanche a laissé Israël frapper le plus grand site pétro-gazier du monde (que l'Iran partage avec le Qatar). Le même président américain qui a déclaré qu'il donne 48 heures aux Mollahs pour débloquer le détroit d'Ormuz, sinon il pulvérisera tout le réseau électrique iranien.
C'est ça libérer les Iraniens ? Qui payera pour toutes ces destructions, combien de temps et d'argent il faudra pour réparer tous ces dégâts ? Quand on vous disait que Trump sera de plus en plus dangereux, pour lui, pour les USA, le monde. Il payera certainement le prix de sa guerre aux élections législatives de novembre 2026, mais en attendant c'est le monde qui trinque, en premier les partenaires des Américains…
A commencer par ces pays du Golfe qui ont déboursé des milliers de milliards de dollars pour que les USA assurent leur sécurité. Maintenant ils se rabattent sur l'Ukraine pour les débarrasser du cauchemar des drones Shahed. Le Maroc fait partie des destinations les plus impactées par la conjoncture au Moyen-Orient. Le royaume redoute le spectre de l’inflation record consécutif à la pandémie du Coronavirus puis la guerre en Ukraine.
"Protège-moi de mes amis…"