Rafik Abdessalem accuse des élites de s’opposer à la venue des pays arabes en Tunisie pour entraver l’action du Gouvernement

Rafik Abdessalem, ministre des Affaires étrangères a accusé des élites tunisiennes d’appuyer des revendications politiques et sociales injustes qui ne peuvent être supportées par le potentiel économique dans la phase de transition post-révolution.

Dans un entretien accordé au journal Asharq Al-Awsat dans son édition de samedi 31 mars 2012, Rafik Abdessalem a également signalé l’existence de certains groupes et des élites qui veulent déstabiliser l’action du gouvernement.

Il a affirmé aussi que ces parties ne veulent pas que les pays arabes viennent à la recherche d’opportunités d’investissement en Tunisie pour aider le pays économiquement.

Cette attitude s’explique, selon le chef de la diplomatie tunisienne, par la volonté de ces parties qu’il a cité précédemment de mettre des bâtons dans les roues du Gouvernement.

Des préjugés sur les relations avec le Qatar et l’Arabie Saoudite

Il a, à cet égard,  illustré ses propos, par la dénonciation par certains des relations  entretenues par le Gouvernement avec le Qatar et l’Arabie saoudite ainsi que d’autres pays arabes notamment les États du Golfe.

Il a souligné qu’il y a une évolution dans les relations entre la Tunisie et l’Arabie Saoudite, affirmant que «la visite du Premier ministre Hamadi Jebali en Arabie Saoudite a été une réussite et a été couronnée de succès ouvrant des perspectives prometteuses dans le domaine du développement économique, de l’investissement et de la consolidation de la coopération tuniso-saoudienne.

Abdessalem a précisé, à ce sujet, que les visites de délégations économiques et hommes d’affaires en Tunisie se sont accrues à la cherche d’opportunités d’investissements disponibles».

Il a souligné aussi  le développement remarquable des relations entre la Tunisie et la Turquie, affirmant qu’elles évoluent et ne cessent de croître dans de multiples domaines notamment  industriel.

Des forces ont peur du changement

Revenant à la situation interne en Tunisie, le ministre a déclaré que «il y a certaines forces politiques et sociales dans le pays qui ont peur du processus de changement et se cachent derrière les revendications syndicales et sociales».

Le ministre a également  souligné, au niveau de la situation sécuritaire, que le pays vit un état de stabilité et que les services de sécurité  fonctionnent normalement, signalant une reprise dans le secteur du tourisme.  Il a annoncé que ce secteur connaîtra durant l’actuelle saison le retour au niveau des fréquentations touristiques d’avant la révolution.

Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!

Commentaires

Haut