À l’occasion du mois de Ramadan, la vigilance des consommateurs est de mise. Dans une déclaration accordée à Tunisie Numérique ce mardi 3 mars 2026, le président de l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur, Lotfi Riahi, a mis en garde contre la recrudescence du phénomène de la vente conditionnée.
Une pratique illégale qui se banalise pendant le Ramadan
Selon Lotfi Riahi, la vente conditionnée consiste à imposer au client l’achat d’un produit supplémentaire pour pouvoir acquérir celui qu’il souhaite réellement. Cette pratique, formellement interdite par la loi, tend à se multiplier durant le mois de Ramadan, période marquée par une forte demande sur certains produits de consommation.
Le responsable a également souligné que ces abus ne se limitent pas aux commerces alimentaires. Ils sont aussi observés dans certains cafés pendant le mois de jeûne, où des clients se voient imposer un droit d’entrée ou contraints d’acheter un produit spécifique pour accéder à l’établissement. Des pratiques qualifiées d’illégales au regard de la législation en vigueur.
Comment signaler une infraction ?
Lotfi Riahi a rappelé que les services du ministère du Commerce sont compétents pour constater ces infractions et engager les procédures nécessaires, notamment par la rédaction de procès-verbaux.
Il est désormais possible de signaler ces pratiques via l’application « Qafeti », qui permet aux citoyens de déposer une plainte de manière simple et rapide, en précisant le lieu de l’infraction. Selon le président de l’organisation, cette application est désormais pleinement opérationnelle.
Par ailleurs, les services de contrôle économique sont présents dans toutes les régions à travers les directions régionales du commerce. Les consommateurs peuvent également contacter le ministère via les numéros dédiés, dont le numéro vert.
Des sanctions financières pouvant atteindre un pourcentage du chiffre d’affaires
S’agissant des sanctions encourues, Lotfi Riahi a cité la loi n°36 de 2015 ainsi que la loi n°117 de 1992, qui prévoient des amendes financières pouvant représenter un pourcentage du chiffre d’affaires, en fonction de la gravité de l’infraction.
En cas de récidive, le dossier peut être transmis au Conseil de la concurrence, après intervention des agents du contrôle économique et qualification de la nature de la violation.
Face à ces dérives, les autorités et les organisations de défense des consommateurs appellent à une mobilisation collective afin de préserver les droits des citoyens et garantir un marché transparent, particulièrement durant le mois de Ramadan.
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