Politique

Riad Jrad : « Les islamistes mentent encore au sujet de l’affaire Chokri Belaïd »

    Le chroniqueur politique Riad Jrad a publié, ce mercredi, un long message sur sa page Facebook dans lequel il accuse le mouvement Ennahdha de « mensonge et de manipulation » à propos de sa réaction officielle aux verdicts rendus en appel dans l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaïd.

    Riadh Jrad a affirmé que le communiqué publié par Ennahdha après les jugements d’appel n’était qu’un « nouvel exercice de désinformation », similaire à celui diffusé lors des jugements en première instance.

    Selon lui, le parti cherche à faire croire à une “innocence judiciaire” de ses dirigeants, alors que la procédure en cours ne concerne que le groupe d’exécution, et non le groupe de planification de l’assassinat.

    Le chroniqueur dénonce une « falsification narrative »

    Riad Jrad écrit : « Si Ennahdha considère que la justice tunisienne est un appareil soumis et politisé, alors sa propre “innocence” proclamée par cette même justice prouve, au contraire, l’indépendance du système judiciaire tunisien et détruit leur argumentaire ».

    Il rappelle que les jugements d’appel prononcés mardi concernent uniquement les exécutants du crime, tandis que le dossier de “l’appareil secret” d’Ennahdha – dans lequel figurent les commanditaires et planificateurs présumés – est toujours en cours d’instruction.

    L’affaire de l’appareil secret relancée

    D’après Riadh Jrad, le dossier de l’appareil secret regroupe 35 accusés, dont Rached Ghannouchi, Moustpha Khedhr, Ali Larayedh, Fathi Belhadi et Kamel Bedoui. Il affirme que la première audience dans cette affaire est fixée au 21 novembre prochain devant le pôle judiciaire antiterroriste.

    Le chroniqueur rappelle également que le juge démis, ancien procureur de la République, aurait « intentionnellement altéré » la procédure en 2013 afin de protéger les responsables politiques d’Ennahdha, avant que le dossier ne soit réactivé en mars 2022 par la ministre de la Justice, Leila Jaffel, sur la base de l’article 23 du Code de procédure pénale.

    Les accusations contre Ennahdha

    Dans sa publication, Riad Jrad n’hésite pas à qualifier le communiqué du parti de « malhonnête et perfide », affirmant que le mouvement islamiste tente de détourner l’opinion publique en revendiquant une fausse victoire judiciaire.

    Il rappelle également qu’11 appels téléphoniques auraient eu lieu entre Raached Ghannouchi et Moustpha Khedhr la nuit de l’assassinat de Mohamed Brahmi, un autre opposant de gauche tué en 2013.

    Pour Jrad, la vérité finira par éclater lors du procès de l’appareil secret, qu’il considère comme « la clé pour comprendre les crimes politiques commis après 2011 en Tunisie ».

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