Economie

Sfax : Que s’est-il passé au sein du Groupe Hentati ?

Suite aux rumeurs à propos de la tentative d’atteinte à la vie du PDG du groupe Hentati- Sfax, TunisieNumérique a contacté M. Abdejelil Hentati pour demander de plus amples détails et essayer d’éclairer l’opinion sur ce qui s’est réellement passé dans les locaux du Groupe Hentati à Sfax, route de Gabes – Km 8,5.

Qu’est il arrivé ?

Monsieur Hentati nous a semblé très affecté par ce qu’il a vécu surtout que, sans l’intervention d’une ouvrière qui s’est interposée face aux agresseurs, il ne serait certainement pas de ce monde actuellement. “Ta fin sera sur nos mains” lui a-t-on crié à plusieurs reprises lors de son agression. Alors que rien ne laissait prévoir, selon notre interlocuteur, un tel développement à cette situation qui n’était nullement justifiée. En effet, un accord avait été conclu avec les partenaires syndicaux pour la régularisation par  titularisation d’un certain nombre d’ouvriers travaillant pour le groupe par le biais d’une société de sous-traitance. Leur nombre ne dépassait pas 25 ouvriers pour l’ensemble du Groupe qui compte 480 employés et qu’après déduction des ouvriers bénéficiant de l’accord de titularisation, leur nombre sera réellement négligeable. L’essentiel du travail accompli sur le site se fait par robotisation et qu’une main d’œuvre non qualifiée n’est justifiée que pour subvenir aux besoins temporaires de l’exportation pour l’emballage essentiellement.

Mr Hentati a aussi indiqué que l’on lui a soufflé “Remercie Dieu que tes sociétés ne soient pas parties en fumée, pendant la Révolution, tout tenait au bout d’une allumette”.

Cependant, cela n’a en rien affecté la volonté du Chef d’entreprise de négocier, avec les partenaires syndicaux, une convention permettant la résolution des problèmes en cours pour pouvoir reprendre le  travail dans les meilleurs délais. En effet, un procès verbal a été dressé et tout de suite mis en application coté employeur, mais  côté syndical, représenté par un membre du comité administratif du Bureau Régional de Sfax de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), avait décidé de pousser encore les revendications ouvrières en incitant les ouvriers à entrer en sit-in et donc refuser la reprise du travail, ils avaient alors fait évacuer les locaux de l’entreprise et n’avaient gardé que le PDG, M. Abdejelil Hentati, son épouse et son frère tout ceci sous la pression de Mr Baâti, représentant de l’UGTT, précise Mr Hentati. “En essayant de quitter les locaux par une porte dérobée, je fus attaqué par des personnes armées de barres de fer et de matraques et je fus sauvagement agressé”.

Mr Hentati avait rappelé que tout le personnel de son groupe ne s’est jamais plaint d’irrégularités dans le traitement des dossiers administratifs et financiers et notamment les dossiers CNSS. De plus, son Groupe parraine chaque année plusieurs étudiants pour leurs projets de fin d’études soit par des subventions directes soit par des stages au sein des sociétés du groupe, chose qui lui a valu d’être cité en honneur début janvier 2011 ainsi que quelques uns de son personnel ouvrier. Mr Hentati a ajouté qu’il avait toujours travaillé en parfaite harmonie avec la centrale syndicale et que la certification ISO obtenue pour  ses marques n’était pas le fruit du hasard.

Qu’en pense le syndicat ?

TunisieNumérique a alors contacté Mr Ahmed Baâti, membre du comité administratif du Bureau Régional de l’UGTT à Sfax, qui a tenu à présenter sa version des faits et a précisé que le conflit concernait l’une des sociétés du Groupe SOHAPRIM qui compte à peine trente cinq ouvriers dont 28 travaillaient en sous-traitance soit 80% du personnel travaillant dans cette unité, situation qui s’oppose totalement aux  lois en vigueur, surtout que le PDG du Groupe a vu d’un mauvais œil le recours de ces ouvriers au syndicat pour prendre leur défense. L’intervention de l’UGTT a abouti à la conclusion d’un accord visant la titularisation des ouvriers ayant travaillé au sein du Groupe pour une période excédant une année, et la mise sous contrat du reste desdits ouvriers. Mais, le lendemain, le PDG avait changé d’avis et ne voulait plus appliquer l’accord conclu. Après avoir quitté les locaux du groupe,saint et sauf, en présence des services de police et des forces de l’armée, il a prétendu être victime d’agression physique. C’est pourquoi, nous prendrons les mesures administratives et judiciaires qui s’imposent pour répondre à ces accusations alors que notre souci principal soit la reprise du travail pour le bien de ces ouvriers qui ont des familles à charge.

Affaire à suivre…

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