Sit-in de Tunisie Telecom : la manipulation continue aux frais des travailleurs. L’exemple du centre d’appels

Malgré les voix qui se sont élevées contre ce sit-in [article TunisieNumerique : tunisie-telecom-la-fgpt-se-trompe-le-mouvement-de-contestation-sessouffle], certains centres névralgiques de Tunisie Telecom comptent des taux d’absentéisme  record.

Ainsi, par exemple, le centre d’appels situé à la Charguia est complètement vide. Comment cela s’explique t-il ?

En fait, les agents du centre d’appels se sont retrouvés entre le marteau et l’enclume.

Ces mêmes agents, héros de la révolution, qui ont assuré la continuité de service la nuit comme le jour dans les moments les plus critiques les 14, 15 et 16 Janvier pour communiquer les numéros d’urgence et répondre aux appels au secours, sont confrontés aujourd’hui  à des chefs de service qui les terrorisent et leur font miroiter le spectre de blâmes et de mauvaises notes voire de l’arrêt de leur contrat s’ils ne participent pas au sit-in.

D’un autre côté, ces mêmes victimes ne semblent pas savoir qu’en suivant les ordres de leur supérieur  hiérarchique et d’autres chefs de section qui les incitent à faire cette grève, leur journée ne sera pas payée.  Sont-ils conscients qu’ils paient les caprices de leurs chefs ?

D’aulleurs, la Direction des Ressources Humaines de Tunisie Telecom préparerait les listes nominatives des absents pour cette journée.

La manipulation continue donc aux frais de ces jeunes agents diplômés qui se retrouvent piégés et forcés de faire un sit-in auxquels ils n’adhèrent pas forcément sans savoir qu’en y participant ils ne percevront pas leur salaire. Ces méthodes dépassées sont une aberration.

Et, pendant, ce temps, Ali Ghobdani, PDG par interim de Tunisie Telecom et en grève (rémunérée…) lui aussi, transmet à certains de ses directeurs centraux une note leur transférant sa signature… C’est vraiment très consciencieux de sa part !

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