Société

Sit-in: Ne touchez pas à mon dromadaire

“Touchez pas à mon dromadaire”. C’est sur ce thème que le Syndicat des chameliers de Nabeul  a appelé les chameliers à un sit-in devant le siège du gouvernerat de Nabeul. Ils étaient une centaine à se rassembler à 8h00 sur la grande place de l’avenue Habib Bourguiba. Flanqués de leurs dromadaires, ils appelaient à mettre fin à la concurrence déloyale.

« Non à l’anarchie et aux intérêts des grands » estime Ahmed Mabrouk qui, selon ses dires, rejette  les dernières autorisations délivrées par la commission régionale des activités touristiques. D’autres chameliers ont estimé qu’ils sont lésés et qu’ils ne peuvent voir de nouveaux chameliers s’installer dans les oueds et les plages alors que le secteur est bien organisé. « Ces nouvelles stations menacent le devenir des centaines familles qui vivent de ces randonnées chamelières. Nous avons alloué des centaines de millions pour aménager les 25 centres. C’est grâce à cette organisation du partage équitable du travail que chaque chamelier peut gagner son pain quotidien et nourrir toute sa famille. Nous ne tolérerons pas ces installations anarchiques qui vont déréglementer notre profession » estime Mokhtar Ouali Président du Syndicat des chameliers qui,  très furieux, est venu prendre part à ce sit-in avec ses amis espérant que les autorités régionales trouveront une solution à leurs doléances.
Il est vrai que selon le rapport de la réunion du 21 mai 2011 tenue au siège du gouvernorat de Nabeul, la commission régionale des activités touristiques a refusé la proposition d’installation des petits chameliers sur les oueds pour des raisons de sécurité et d’hygiène. Les dromadaires peuvent causer la pollution de la nappe phréatique et porter un grave préjudice à la santé publique. La commission a renouvelé tous les permis d’exploitation mais a refusé de délivrer les quatre nouvelles  autorisations de création de nouveaux centres de dromadaires et de quads étant que le dossier administratif n’est pas complet. Cette réunion a en outre à examiner les problèmes de la profession notamment la commercialisation, la situation des jeunes chameliers qui ont décidé de reprendre leurs activités et l’implantation le long du domaine maritime avec l’accord de l’APAL.

Source : Le Temps

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